Les clubs français ont-ils le niveau en Coupes d’Europe ?

Dure semaine pour les clubs français engagés en C1 et C3. Marseille, Paris, Rennes et Nice ont perdu en cette semaine de Coupes d’Europe. Excepté Lille qui a donné une leçon de football au Milan AC. A mi-parcours des phases de poules, les chances de qualifications pour les phases à élimination directe sont très faibles.

Cinq matches, quatre défaites. Voici le bilan effrayant de cette semaine de Coupes d’Europe qui est l’une des pires semaines européennes de son histoire. Ce début de saison est à la limite du ridicule pour les clubs français. Un OM médiocre qui affiche d’énormes carences en LDC, amorphe, sans envie et qui a égalé le nombre de défaites d’Anderlecht (12) et un zéro pointé après sa défaite 3-0 à Porto. Un PSG, défait 2-1 à Leipzig, qui manque de fraîcheur physique en raison d’un Final 8 éprouvant et dont le staff n’a (peut-être ?) pas optimisé une récupération et préparation physique optimale de cette année particulière. Une équipe rennaise qui a encaissé trois buts à Stamford Bridge, malgré sa volonté, sa combativité, des séquences de jeu intéressantes mais qui se frotte au dur apprentissage de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Quant à l’OGC Nice, cette équipe qui vise les places européennes chaque année mais qui n’est pas capable de battre le Slavia Prague, une équipe supposée inférieure à elle.

Néanmoins, le LOSC a évité une semaine noire aux clubs français. Grâce à leur victoire de prestige 3 buts à zéro à San Siro face à un Milan AC passif et sans personnalité, le LOSC montre qu’un club français peut se donner à fond lors des Coupes d’Europe. Grâce à un plan de jeu clair, à des joueurs qui se sentent tous concernés par l’enjeu et une envie débordante de bien faire, les hommes de Christophe Galtier évitent une dégringolade encore plus importante. En effet, la France est actuellement 13ème à l’indice UEFA ( cet indice permet de classer, selon leurs performances, les sélections nationales, les championnats nationaux et les clubs). Soit derrière Israël, l’Écosse, la Norvège, l’Autriche ou la Hongrie. Ces nations ne comptent que 2 à 3 clubs maximum qualifiés pour les compétitions continentales. Cependant, les équipes de ces nations affichent un niveau loin d’être ridicule durant les phases de poules de Ligue des Champions et d’Europa League.

Le gouffre entre les équipes françaises et celles du top 5 européen est abyssal

Les équipes anglaises, allemandes, italiennes et espagnoles qualifiées en LDC et EL ont certes plus de moyens grâce à une répartition des droits télés conséquente mais également à une manne financière non négligeable. Sur le plateau de Téléfoot ce matin, la consultante Nathalie Ianetta expliquait que les clubs français engagés dans les compétitions européennes se cachaient beaucoup trop derrière la répartition des droits télés et derrière une concurrence déloyale entre eux et les clubs des cinq grands championnats. Par ailleurs, elle a également soulevé un problème récurrent auquel les clubs de Ligue 1 font face : l’écart de niveau colossal entre le championnat et les compétitions continentales. Les équipes de Ligue 1 ont beau réaliser de bonnes saisons durant le championnat tandis que lorsqu’arrive l’Europe, ces derniers sont incapables de hausser leur niveau de jeu pour représenter dignement la France.

« Quand on joue l’Europe, nous sommes à 200%. Je ne dis pas que les clubs français ne jouent pas l’Europe à 200%, mais nous on le fait. Nous aimerions que les clubs français prennent des points même si les adversaires en face sont de très bonne qualité. L’Europe nous manque et Lyon manque à l’indice UEFA de la France » a déclaré Anthony Lopes, gardien de l’OL en conférence de presse ce vendredi. Il est vrai que Lyon a souvent joué la Coupe d’Europe à fond ces dernières saisons. En atteste son parcours jusqu’en demies lors du Final 8 à Lisbonne en août dernier. Rudi Garcia, son entraîneur, espère que les cinq équipes en lice pour l’Europe vont « se reprendre car il reste encore trois matches pour cela ». Puis il a évoqué l’importance d’obtenir des points à l’indice UEFA pour le bien-être des clubs français à l’avenir. Il a ensuite félicité son ancien club Lille pour sa victoire à Milan en indiquant que « ce n’est pas donné à n’importe quelle équipe de gagner 3-0 à Milan« .

Crédit photo à la Une : Ronny HARTMANN/AFP

Moïse Kean, nouvel homme providentiel du PSG ?

Depuis son arrivée dans les dernières heures du mercato le 4 octobre dernier, Moïse Kean montre au fil des semaines qu’il peut être une véritable alternative au trident offensif Mbappé-Neymar-Di Maria.

Le 4 octobre dernier, le PSG annonçait l’arrivée en prêt sans option d’achat de Moïse Kean en provenance d’Everton. Arrivé à Paris pour tenter de se relancer après une année compliquée à Everton (37 matchs, 4 buts), il était arrivé comme une option offensive supplémentaire réclamée par Thomas Tuchel quelques jours avant la fin du mercato. Depuis bientôt un mois, le jeune international italien (8 sél, 2 buts) a eu le temps de jouer cinq matchs et de scorer à quatre reprises. Ses deux premières réalisations ont été marquées face à Dijon le 24 octobre dernier. Et les deux autres suivantes ont été marquées mercredi dernier en Ligue des Champions sur la pelouse des Turcs de Basaksehir. Des premiers pas plutôt convaincants pour un jeune homme qui avait connu de grosses difficultés à s’imposer en Premier League.

Son intégration a été rapide grâce à sa maîtrise impeccable du français (ses parents sont ivoiriens et parlaient français à la maison) mais aussi grâce à son état d’esprit irréprochable et à sa capacité à être décisif quand il le faut. Malgré la concurrence féroce dans le secteur offensif et le retour prochain de Mauro Icardi à l’entraînement, l’attaquant formé à la Juventus n’a aucun doute quant à sa capacité à bousculer la hiérarchie de l’attaque au PSG. « Je serai toujours prêt » a indiqué le jeune homme. Preuve de la confiance qu’a Tuchel envers ce dernier, l’entraîneur germanique a titularisé le jeune attaquant à Nantes pour la 9ème journée de Ligue 1. Bien qu’il soit sorti à la mi-temps par précaution, Thomas Tuchel a expliqué « ne pas vouloir prendre de risques en raison des nombreux coups reçus par Kean ».

Carlo Ancelotti compte bien récupérer Moïse Kean

Son bon début de saison ne laisse personne indifférent Outre-Manche, où il était en manque de confiance avant son arrivée dans le club de la capitale. Interrogé par les médias anglais sur la réussite que connaît son compatriote en France, Carlo Ancelotti a assuré ne pas avoir échangé avec le principal concerné mais « l’avoir vu marquer quatre buts en deux matchs ». Avant d’ajouter que ce prêt était une bonne chose pour les trois parties. A savoir le joueur, le club parisien et le club liverpuldien.

L’ancien coach du PSG a conclu que « le prêt est une bonne opportunité pour engranger du temps de jeu » et d’annoncer son retour au club la saison prochaine. Le plus dur reste à venir pour le jeune Italien qui va devoir confirmer sur l’ensemble de la saison qu’il a les épaules pour s’imposer dans un top club européen et montrer à Carlo Ancelotti qu’il est le joueur idoine pour porter l’attaque des Toffees malgré un secteur fourni.

Crédit photo à la Une : Anthony Dibon/Icon Sport

Les Bleus l’emportent poussivement face à la Croatie

Un mois après la victoire des Bleus 4 buts à 2 face à la sélection croate, les deux nations se retrouvaient pour le compte de la quatrième journée de Ligue des Nations. Un match qui a vu les hommes de Didier Deschamps vaincre difficilement une Croatie combative mais qui n’aura montré une certaine opposition que durant la seconde mi-temps.

Ce mercredi soir, la Croatie recevait l’équipe de France dans son antre du Maksimir à Zagreb. Ce quatrième match de Ligue des Nations oppose les deux derniers finalistes de la Coupe du Monde 2018. Les croates affichaient un 4-2-3-1 tandis que les Bleus choisissaient un 4-3-1-2 en pointe basse pour contrer les intentions des hommes de Zlatko Dalic. Exit les Pogba, Kanté, Pavard et Giroud. Place à F. Mendy, Digne, Nzonzi, Tolisso et Martial. Un large turn-over a été effectué de la part de l’ancien entraîneur de l’OM.La France a d’entrée imposé le tempo grâce à une grosse domination, une possession du ballon importante ainsi qu’une utilisation du cuir sur les largeurs du terrain. Domination récompensée dès la 7è minute par un but de Griezmann d’une frappe sèche qui heurtait la transversale avant de finir au fond du filet. Ce but fait suite à un centre de Mendy mal dégagé par Vida.

Par la suite, les hommes de Deschamps ont eu la mainmise sur le match jusqu’à la trentième minute avant de connaître un petit coup de moins bien et un réveil croate qui s’est concrétisé par une chaude occasion avec Pasalic qui a vu son tir contré dans un premier temps par Lenglet puis ensuite une frappe arrêtée par Lloris. Par ailleurs, ces quarante-cinq premières minutes ont montré une équipe de France maîtrisant parfaitement son sujet avec une charnière défensive Mendy-Varane-Lenglet-Digne attentive à la moindre offensive des Balkans. Sans oublier un trio Nzonzi-Tolisso-Rabiot solide au milieu de terrain. Un Nzonzi râtisseur de ballons, un Rabiot qui casse des lignes avec son jeu de passes ainsi qu’une présence défensive et offensive indéniable et un Tolisso qui écarte bien le jeu. Une première mi-temps complète de la part des champions du monde qui avait tendance à mal entamer ses matches ces derniers mois. A noter que l’arbitre de la rencontre, Bjorn Kuipers, a laissé jouer à de nombreuses reprises malgré certaines fautes évidentes comme un pénalty non-sifflé sur une faute de Martial (18è) ou une main de Ferland Mendy (36è).

Des carences visibles malgré la victoire

Malgré cette victoire étriquée en terres croates, les champions du monde en titre auront montré certaines lacunes durant les quarante-cinq minutes suivantes. Comme à son habitude, lorsque les Bleus mènent au score, ces derniers ont tendance à montrer un certain relâchement. Et cela s’est payé cash avec l’égalisation des Balkans par l’intermédiaire de Vlasic à la 65è minute. Cette équipe de France n’a pas été aussi souveraine lors de cette deuxième partie du match. Cela s’explique par un certain laxisme des joueurs, d’une certaine incapacité à trouver Mbappé et Martial mais également d’un manque de répondant lorsque les partenaires de Luka Modric se montraient hargneux. La Croatie a affiché un visage plus conquérant en mettant de l’envie, de l’agressivité et plusieurs offensives plus ou moins dangereuses qui manquaient toutefois de liant entre eux.

Cependant, l’entrée en jeu de Paul Pogba à la 74è minute en lieu et place de Rabiot a complètement galvanisé ses partenaires. Grâce à lui, les finalistes de l’Euro 2016 ont pu repasser devant au tableau d’affichage. Sa sublime ouverture pour Digne a été parfaitement reprise par ce dernier qui a pu servir un caviar à Mbappé qui a conclu d’un tir glissé (79è). Frustrés d’avoir encaissé un second but, les Croates ont tenté de réagir (85è et 89è) sans qu’Hugo Lloris soit réellement inquiété. Malgré ce match assez rude et paradoxal, les Bleus remportent leur troisième match en Ligue des Nations. Certes, la manière n’était pas forcément au rendez-vous mais ce succès est précieux pour la course à la première place du groupe face au Portugal, vainqueur 3-0 face à la Suède.

Crédit photo à la Une : France Football

L’Angleterre l’emporte face à la Belgique au terme d’un match terne

Au bout d’un match pas forcément emballant, l’Angleterre l’a emporté deux buts à un face à une Belgique peu dangereuse offensivement et qui peut regretter d’avoir manqué de réalisme offensif.

Cet après-midi, l’Angleterre recevait la Belgique dans son antre de Wembley pour le compte de la Ligue des Nations. Le quatrième au classement FIFA face au premier. Les Three Lions se présentaient en 3-4-2-1 avec un trio offensif composé de Mount et Rashford sur les ailes et de Calvert-Lewis en pointe. Face à eux, les Diables Rouges alignaient une équipe en 3-4-3 avec De Bruyne, Lukaku et Ferreira-Carrasco en attaque.

Cette première période a offert dès les premières minutes une séquence de possession de la part des hommes de Southgate sans que cela se concrétise par une occasion de but malgré une activité intéressante qu’a proposée la sélection britannique. Les Belges laissaient l’Angleterre imposer son jeu de passes mais procédait par contre-attaques dès qu’ils récupéraient le cuir. La sélection dirigée par Roberto Martinez a obtenu un penalty dès la 17è minute en raison d’un tacle mal exécuté de Dier sur Lukaku. Sentence transformée par l’attaquant de l’Inter (0-1). Par la suite, la Belgique imposait son rythme ainsi que sa qualité technique et dynamitait les côtés britanniques qui souffraient des incursions belges. En effet, l’Angleterre éprouvait certaines difficultés à extraire le ballon de sa surface, en plus d’une défense facilement franchissable. Sans parler d’une incapacité à faire circuler le ballon au milieu de terrain. Cela se traduisait par de longs dégagements des défenseurs ou bien de Pickford.

Malgré la première période compliquée des Anglais, ces derniers obtenaient un penalty suite à l’accrochage inutile de Meunier sur Calvert-Lewis. Rashford remettait les pendules à l’heure (38è, 1-1). Malgré ce but, l’attaque anglaise était totalement apathique mis à part l’attaquant de Manchester United qui tentait de titiller la défense belge par ses qualités de percussion et sa capacité à déstabiliser les défenseurs.

Le manque de justesse de la Belgique a profité à des Anglais opportunistes

Deux pénaltys transformés et quelques occasions de part et d’autre. Voilà comment, en quelques mots, résumer le match terne de cet après-midi. Les deux équipes affichaient des lacunes offensives malgré quelques tentatives, en vain. Par ailleurs, les coéquipiers d’Harry Kane ont eu du mal à atteindre les cages gardées par Simon Mignolet. Concernant la Belgique, la nation portée par son trident offensif fut certes supérieure d’un point de vue technique aux Anglais mais incapable de concrétiser cette domination par un but. Le plat pays a tenté de construire des actions pouvant mener à une occasion franche mais a parfois manqué de précision et de justesse dans les dernières passes et dans le dernier geste (68è, 74è, 75è, 76è).

Mason Mount a permis à l’Angleterre de passer devant le tableau d’affichage (63è) suite à son tir contré par Alderweireld. Un but contre le cours du jeu car la Belgique étouffait son adversaire. Ces mêmes Belges ont marqué le pas en raison d’un manque d’attaques rapides comme cela était le cas en première mi-temps ainsi que d’une non concrétisation des actions créées par le dernier troisième de la Coupe du Monde. En l’absence d’Eden Hazard et de Mertens, les attaquants belges ont été en délicatesse face à Pickford et sa défense pourtant loin d’être rassurante. Les milieux de terrains belges n’ont pas forcément apporté toutes leurs qualités de passe, leur verticalité ainsi que leur capacité à distiller de bons ballons à leurs attaquants.

Pour la sélection du Royaume, c’est un match paradoxal. Transparents et inoffensifs durant les 45 premières minutes, les 45 minutes suivantes étaient de meilleure facture avec une meilleure combativité de la part des joueurs lors du pressing ainsi qu’à des changements poste pour poste (Kane et Sancho sont rentrés à la place de Mount et Calvert-Lewis). La Belgique peut regretter son manque de réalisme alors qu’il y avait largement la place pour remporter le match face à l’Angleterre.

Crédit photo à la Une : Ian Wlaton / POOL / AFP

Le Stade Rennais, un challenger qui en impose

Leader de Ligue 1 après 5 journées (quatre victoires, un nul), le Stade Rennais montre qu’il faudra bien compter sur eux en championnat cette saison. Entre une restructuration complète de son organigramme et des choix cohérents durant le mercato, le club breton est en train de s’imposer comme une équipe du haut de tableau.

3 novembre 2017, secousse au centre d’entraînement du Stade Rennais : la démission du président René Ruello. Pour ce faire, l’ancien directeur sportif du PSG Olivier Létang fut désigné comme son remplaçant ainsi qu’au poste de manager général. Suite à son intronisation, il licencie Christian Gourcuff et le remplace par Sabri Lamouchi. Ce dernier emmènera le club d’Ille-et-Vilaine à la 5ème place du championnat lors de la saison 2017/2018 et donc en phase de poules d’Europa League. L’arrivée d’Olivier Létang a été bénéfique pour ce club habitué à jouer le milieu de tableau. Après une restructuration complète de l’organigramme et une meilleure professionnalisation de celui-ci, l’équipe bretonne n’a cessé de progresser.

Sportivement parlant, le club rennais a franchi un palier depuis la nomination de Julien Stéphan en lieu de Sabri Lamouchi le 3 décembre 2018 et une défaite 1-4 face au Racing Club de Strasbourg. Cette nomination a galvanisé le club qui a atteint les 1/8ès de finale d’Europa League pour la première fois de son histoire tout en remportant son premier trophée majeur (Coupe de France) depuis 48 ans.

Un club de plus en plus attractif

Depuis 2018, le Stade Rennais redevient de plus en plus attractif. En effet, de nombreux joueurs chevronnés ou jeunes sont plus enclins à signer pour l’équipe bretonne car celle-ci est chaque année compétitive. Da Silva, Ben Arfa, Grenier, Niang, Del Castillo, Mendy, Raphinha, Nzonzi (prêt), Tait ou encore Bourigeaud -liste non exhaustive- pour ne citer qu’eux. La patte Létang s’est faite ressentir à chaque mercato. Grâce à son réseau et à ses compétences reconnues, l’ex-boss du sportif au Paris Saint-Germain a créé une équipe capable de jouer les trouble-fêtes et a permis à Julien Stéphan d’être un entraîneur reconnu et respecté par ses pairs malgré son inexpérience à la tête d’une équipe première professionnelle. Comme en atteste l’arrivée en prêt du champion du monde 2018 Steven Nzonzi en janvier 2020. De plus, la formation est fortement valorisée avec la présence de jeunes comme Camavinga ou Soppy en tant que titulaires en équipe première et de plus en plus de jeunes joueurs formés au club qui tapent à la porte de l’équipe première.

Possession, verticalité, jeu de transition rapide, pressing constant des milieux de terrain et un danger qui vient de tous les côtés. Voilà les principes de jeu sur lesquels s’appuie le fils du sélectionneur adjoint de l’équipe de France pour faire briller son équipe. Grâce à lui, le club s’est, pour la première fois de son histoire, qualifié en phase de poules de Ligue des Champions en finissant 3ème de Ligue 1 et en profitant des qualifications en 1/2 finales d’Europa League du Shaktar Donetsk, du FC Séville, de Manchester United et de l’Inter Milan.

Holveck et Maurice, les nouveaux hommes forts du Stade Rennais

L’année 2020 a été marquée par la démission de Létang en mars 2020. Pour cela, Nicolas Holveck a été nommé président exécutif du Stade Rennais et a nommé Florian Maurice comme directeur technique en charge de l’ensemble de la politique sportive, de la formation à l’équipe une. L’ancien responsable du recrutement à l’Olympique Lyonnais a l’avantage de connaître la Ligue 1 comme sa poche en raison de son expérience et de ses nombreux contacts. Ce dernier est aussi connu pour avoir attiré bon nombre d’excellents joueurs à l’OL.

Le mercato estival a été axé sur le recrutement de joueurs évoluant principalement en Ligue 1 comme Guirassy, Terrier, Gomis et Aguerd. Celui-ci est peut être considéré comme réussi car deux attaquants ont été recrutés pour amener encore plus de concurrence et offrir davantage de choix au coach Stéphan. Aguerd va, quant à lui, apporter plus de sérénité, de puissance et d’aisance technique à la défense centrale. Et enfin, Alfred Gomis remplace, lui, Edouard Mendy, parti défendre les couleurs de Chelsea. Avec ces quelques retouches apportées à un effectif à l’ossature intacte, le Stade Rennais se présente comme un club qui vise haut grâce à ses ambitions mesurées et cohérentes.

Crédit photo à la Une : Facebook LFP

Gareth Bale retourne à Tottenham (officiel) !

Tottenham rapatrie Gareth Bale après son départ en 2013 ! En effet, le club dirigé par José Mourinho a engagé Gareth Bale sous la forme d’un prêt pour la saison 2020/2021.

Le come-back. Sept ans après son départ de Tottenham, Gareth Bale revient dans le club dans lequel il s’est révélé aux grands yeux du public. Son retour va offrir au manager portugais une solution supplémentaire sur le flanc gauche. Par ailleurs, le club a aussi officialisé le recrutement du latéral gauche Sergio Reguillon. L’ex numéro 11 du Real faisait plus la Une des médias espagnols pour ses pitreries sur le banc de touche des Merengues ou en affichant sa passion pour le golf que pour ses performances sportives.

De ce fait, le principal défi du Special One sera de relancer le Gallois qui ne jouait peu voire pas du tout sous les ordres de Zidane. Le défi est aussi grand pour Bale : retrouver son jeu et ses qualités qui avaient fait de lui l’un des joueurs offensifs les plus redoutés au début des années 2010. Et aussi se concentrer pleinement sur le terrain afin d’aider les Spurs à atteindre le podium de Premier League

Un passage contrasté au Real

Le départ du Britannique va soulager les finances madrilènes qui se délestent du plus gros salaire de l’équipe. Ce dernier émargeait à hauteur de 17 millions d’euros par an. Arrivé en 2013 pour 100 millions d’euros, Bale avait affiché de belles promesses lors de ses deux premières saisons sous la liquette madrilène. Avant de complètement régresser et de n’être qu’un joueur de rotation.

A 31 ans, Gareth Bale va devoir montrer à tous les observateurs et à ses détracteurs qu’il est encore capable de faire des différences en un drible, un décalage, une passe ou en un but. Après plusieurs saisons durant lesquelles il n’avait pas eu l’impact escompté dans le club présidé par Florentino Perez, il va devoir mettre les bouchées doubles pour le club qui l’a vu grandir et se faire connaître des grands clubs.

Liverpool officialise la signature de Thiago Alcantara

La rumeur circulait depuis plusieurs semaines. C’est désormais officiel : Thiago Alcantara a signé pour quatre saisons avec le champion d’Angleterre.

Hans-Dieter Flick avait admis à demi-mot que Thiago Alcantara quitterait le Bayern cet été. C’est chose faite, l’international espagnol âgé de 29 ans quitte le club bavarois après sept saisons couronnées de 16 trophées (Championnats, Ligue des Champions, Coupe du Monde des Clubs et Coupe d’Allemagne).

« Ma décision est purement sportive. Je pars car je veux encore me développer en tant que joueur. Mais le Bayern restera toujours ma maison » a indiqué le nouveau joueur de Liverpool. Pour acquérir le joueur portant le numéro 6, le club du nord de l’Angleterre aurait, selon de nombreux médias britanniques, déboursé une somme avoisinant les 30 millions d’euros pour le joueur qui fut étincelant lors du Final 8 qui a vu le Bayern couronné champion d’Europe.

Un milieu de terrain qui risque d’être encore plus conquérant

Cette arrivée va permettre à Jurgen Klopp d’avoir une gâchette supplémentaire pour son milieu de terrain aussi bien fourni qualitativement que quantitativement. Fabinho, Keita, Henderson, Wijnaldum, Milner, Oxlade-Chamberlain et Shaqiri ainsi que Thiago Alcantara auront la lourde responsabilité d’alimenter le trio Salah-Firmino-Mané en ballons offensifs. Tout en faisant en sorte que les Reds restent impériaux au milieu de terrain comme cela est le cas depuis deux saisons maintenant.

Le nouvel arrivant a exprimé sa joie d’être transféré à Liverpool et aussi son envie de s’intégrer rapidement dans le groupe pour être opérationnel d’ici peu. « Je pense que c’est une sensation incroyable. J’attendais ce moment depuis longtemps et je suis très, très heureux d’être ici. Je dois m’adapter à l’équipe le plus vite possible dans la situation et le contexte dans lesquels nous vivons actuellement. J’aiderai l’équipe dans un sens défensif et offensif et aussi dans un aspect mental » a-t-il déclaré.

Crédit photo à la Une : Stéphane Mantey (L’Equipe)

Interview Neo Mesbah – « Une fierté de porter ce maillot car il représente une île et ses supporters »

Neo Mesbah, attaquant au Sporting Club de Bastia (Nationale 2), a accepté de revenir pour nous sur la saison du SCB, son parcours ainsi que sur l’état d’esprit de l’équipe et le rôle joué par les supporters.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Neo Mesbah, je suis né le 07 mai 1996 (24 ans). Je joue en tant qu’attaquant au Sporting Club de Bastia qui est mon club formateur.

Tu es formé au SCB et fais partie de l’équipe première depuis 2017 et la signature de ton contrat fédéral. Quel sentiment t’anime lorsque tu portes le maillot du club ?

Porter ce maillot est une fierté car on représente une île et ses supporters. Nous nous devons de rendre la pareille aux suiveurs du club et de montrer que nous sommes capables de reproduire ce qu’on fait à l’entraînement en match.

La préparation est importante car nos objectifs sont précis et que nous souhaitons tout faire pour les atteindre.

En tant qu’attaquant, as-tu senti des différences entre la N3 et la N2 ?

Sur le terrain, je trouve que les joueurs sont meilleurs, plus robustes et plus rapides en Nationale 2 qu’en Nationale 3. Concernant nos objectifs, les exigences de la part des supporters et du club sont toujours aussi élevées à chaque saison.

Quels sont les attaquants qui t’inspirent ?

Luiz Suarez m’inspire énormément car il a la niaque typiquement sud-américaine. C’est un avant-centre combatif, qui possède un excellent sens du but et qui pèse énormément sur les défenseurs.

Tu as connu deux montées en l’espace de trois saisons avec le club. D’un point de vue personnel, te fixes-tu des objectifs à atteindre à chaque début de saison ?

Je parlerai plutôt d’objectifs collectifs. En effet, c’est à travers les objectifs collectifs que les individualités ressortent. Pour ma part, mes objectifs sont de donner le meilleur de moi-même, d’apporter mes qualités et gommer mes défauts afin d’être au service de l’équipe.

Avant l’arrêt de la saison en raison du Coronavirus, le club réalisait une saison exceptionnelle malgré la présence de redoutables équipes dans le groupe A en N2 (Sedan, Bobigny et Reims). 17 victoires, 2 nuls et 2 défaites. Peux-tu nous dire quelques mots sur cette saison ?

C’est une superbe saison car lorsque nous avons perdu contre Sedan, nous étions à 9 points de cette équipe qui était alors leader et nous avons redoublé d’efforts parce que nous savions que la roue allait tourner grâce à notre travail collectif.

Notre force de caractère a été un atout indéniable car nous étions concentrés sur nous-mêmes, cela nous a permis de reprendre la tête du groupe A deux journées avant l’arrêt des championnats en raison de la pandémie de Coronavirus. Je pense, sans prétention, que l’équipe aurait pu garder sa place de leader si le virus n’avait pas forcé la Fédération Française de Football à interrompre la saison.

Le groupe actuel est composé de jeunes joueurs ainsi que de joueurs aguerris et ce mélange fonctionne très bien. Comment l’alchimie a-t-elle pris ?

Tout d’abord, le respect des jeunes et leur écoute envers les anciens qui nous conseillent et nous offrent la possibilité de progresser. Ces éléments aguerris et pour certains d’entre eux ayant fréquenté le circuit pro à l’image de Gilles Cioni, Chaouki Ben Saada, Gary Coulibaly ou encore Yohan Bocognano apportent leur expérience sur et en dehors du terrain grâce à leurs mots et paroles justes dans les bons comme dans les mauvais moments. Cela nous est bénéfique durant la saison mais aussi pour les automatismes.

Ensuite, l’alchimie jeunesse/expérience fonctionne car le respect est présent entre les jeunes joueurs et les joueurs expérimentés et tout le monde se sent concerné.

Que penses-tu des jeunes joueurs qui composent l’équipe première ?

Pour moi, les jeunes qui composent l’effectif sont la relève. Grâce à l’expérience acquise depuis nos débuts dans le foot, ce sont ces mêmes jeunes qui prendront le rôle des plus anciens et feront progresser les plus jeunes.

Stéphane Rossi a été limogé fin octobre dernier. Suite à cela, Mathieu Chabert a été nommé à sa place. As-tu senti des différences entre ces deux entraineurs ?

Bien que notre début de saison ne fût pas mauvais, le fait qu’un nouveau coach Mathieu Chabert soit arrivé à la place de Stéphane Rossi a redistribué les cartes. En effet, le nouvel entraîneur a apporté un nouveau discours et une concentration supplémentaire dans le groupe. Cela nous a donc apporté une nouvelle dynamique et donc galvanisé pour le reste de la saison.

Cette saison, le club comptait en moyenne 4 000 abonnés avec une affluence de 4 000 à 5 000 spectateurs par match à domicile. Selon toi, les supporters ont-ils eu un rôle prépondérant durant chaque match disputé à domicile ?

Il est vrai que les supporters ont eu un rôle prépondérant lors de nos matchs à domicile et nous voulons les rendre fiers. Ils nous ont apporté un élan ainsi qu’une adrénaline supplémentaire. Nos adversaires sont inhibés quand ils se rendent compte du nombre de supporters présents.

Lors de notre match à Sedan, plus de 1 000 supporters du Sporting se sont rendus dans les Ardennes pour nous soutenir et on en avait des frissons lorsque nous les avions aperçus dans le stade.

Voir autant de personnes nous suivre même en N2 est splendide. Je tiens à les remercier car sans eux, je pense qu’on n’aurait pas su retrouver des ressources physiques et mentales nécessaires lorsque cela devenait compliqué.

Tes objectifs pour la saison prochaine en N1 ?

La Nationale 1 est un championnat semi-professionnel. Pour nous joueurs et dirigeants, l’objectif est de revenir le plus rapidement possible à l’échelon supérieur qu’est la Ligue 2.

Nous sommes parfaitement conscients que cela sera compliqué mais nous nous donnerons les moyens pour retrouver le giron professionnel. Revenir dans le monde après tout ce que le club a traversé serait fabuleux à la fois pour les composantes du club mais aussi pour nos supporters.

Me concernant, atteindre le monde professionnel avec le club qui m’a formé serait un rêve de gosse car j’ai fait mes gammes dans ce club et j’y ai gravi les échelons afin d’intégrer l’équipe première.

Analyse de France-Croatie

Au terme d’un match complexe, la France est parvenue à vaincre la Croatie 4 buts à 2. Soit le même score que lors de la finale opposant les deux sélections. Griezmann, Martial, Upamecano et Giroud sont les buteurs de cette rencontre victorieuse.

3 jours après sa victoire étriquée en Suède (0-1), l’Equipe de France a à cœur d’enchainer une seconde victoire face à la Croatie. Cette même Croatie, affrontée en finale de Coupe du Monde 2018, a sombré samedi face au Portugal (4-1). Didier Deschamps a décidé d’effectuer un large turn-over et de confier les clés de son attaque à Griezmann, Ben Yedder et Martial, en 3-4-1-2 avec F. Mendy et Sissoko en tant que pistons. En face, l’équipe baltique veut se ressaisir et joue en 4-3-3.

La première période des Bleus fut catastrophique jusqu’à la 42ème et les buts de Griezmann ainsi que de Martial juste avant la fin de la première mi-temps. En effet, les Croates n’ont laissé aucun répit aux Bleus en jouant de manière agressive, en effectuant un pressing haut ainsi qu’une circulation active du cuir qui rendait cette équipe dirigée par Deschamps apathique et qui se laissait dicter le tempo. Le but de Lovren (16è), d’une jolie feinte de frappe enchaînée à une demi-volée qui ne laissait aucune chance à Lloris, a concrétisé la domination de l’équipe au maillot des Damiers.

Par la suite, les Bleus ont tenté tant bien que mal de combiner entre eux, sans grande réussite. Jusqu’à la 42è minute et un sursaut des Français grâce à Martial qui sollicite Ben Yedder en une-deux qui trouvera Griezmann. Sera suivie trois minutes plus tard d’une récupération de Sissoko qui lance Ben Yedder et ce dernier offrira ce but à Martial. Hormis Upamecano qui faisait parler son placement, son jeu physique ainsi que sa hargne et Martial qui tentait de proposer des solutions, cette équipe de France tendait à ne jouer qu’en contre-attaques.

Une deuxième mi-temps un peu meilleure que la première

Les premières minutes de la seconde période présageaient un scénario identique à la première. Une équipe croate qui impose son jeu et fait tanguer les champions du monde durant quinze minutes et l’égalisation de Brekalo (53è) qui laissait trois défenseurs français sans réaction.

Les entrées de Giroud et du phénomène Camavinga ont reboosté des Bleus amorphes et spectateurs. Le premier nommé a transformé le quatrième but français sur pénalty (son 40è but en 99 sélections) tandis que le second jouait simple et n’hésitait pas à offir des solutions et attaquer lorsque cela était nécessaire. Upamecano score le troisième but d’un joli coup de casque suite à un service de Griezmann sur corner. Premier but du défenseur central de Leipzig pour sa deuxième cape. L’entrée en jeu du rennais Camavinga a été intéressante car il reste sur la même dynamique qu’au Stade Rennais et paraissait désinhibé malgré la pression du match. Jeu simple, un bon placement à tous les instants, une forte disponibilité et des actions intéressantes amenées grâce à ce dernier : voilà un joueur que tous les fans de foot souhaitent rapidement revoir en équipe de France.

Le schéma tactique (3-4-1-2) instauré par DD, doit être peaufiné et devra nécessiter deux latéraux « pistons » plus dynamiques offensivement, une animation offensive qui devra être complémentaire et ne pas hésiter à offrir des solutions aux milieux de terrain mais également à tenter leur chance en un contre un ainsi qu’en frappant de loin.

Crédit photo à la une : France Football

Italie : la Serie A vise une reprise le 13 juin

Lors d’une assemblée générale de la Ligue italienne, ce mercredi, les clubs de Serie A ont voté à une très large majorité pour une reprise du championnat le samedi 13 juin. Toutefois, le ministre italien des Sports Vincenzo Spadafora a réaffirmé mercredi la ligne prudente du gouvernement quant à une possible reprise du championnat de football, qui ne se fera qu’”en sécurité, pour tous”.

La Serie A est à l’arrêt depuis le 9 mars dernier, soit la veille de l’annonce du confinement du pays. En ce début de mois de mai, de nombreuses avancées sont à noter comme la reprise des entraînements individuels le 4 mai dernier et à compter du lundi 18 mai, les entraînements collectifs reprendront en suivant un protocole sanitaire très strict.

En effet, le Ministre italien des Sports a déclaré hier devant le Sénat que “si le Championnat reprend, comme nous l’espérons tous, ce sera parce que nous aurons pris cette décision après une série réfléchie d’actions et de protocoles permettant de reprendre en sécurité, pour tous“. Le point le plus délicat concerne l’obligation faite aux clubs de mettre tout leur effectif en quarantaine pour 15 jours, ainsi que le staff, dès l’apparition d’un cas positif.

A l’image de la Bundesliga qui reprend ses droits samedi et sera suivie par la Premier League et le championnat portugais début juin, la Serie A souhaite aller au terme de la saison afin d’éviter des pertes financières désastreuses pour certaines équipes.

Un sport où il est impossible de maintenir ses distances

Umberto Calcagno, vice-président du l’AIC, le syndicat des joueurs professionnels italiens a fait part de ses doutes quant à l’annonce faite par la Secrétaire d’Etat italien à la Santé, Sandra Zampa de mettre en quarantaine tout un club dès l’apparition d’un cas positif au Covid19. Vincenzo Spadafora a développé ce point au Sénat en rapportant le cas complexe des footballeurs en raison de l’impossibilité de maintenir ces distances dans ce sport et que “les joueurs doivent courir, se marquer, se retrouver dans la surface de réparation“.

Quant à Zdenek Zeman, entraîneur célèbre en Italie qui a coaché l’AS Roma ou encore la Lazio Rome, est défavorable à la reprise du championnat. “Il y a eu trop de morts. Et sans tifosi, cela n’a pas de sens de recommencer“, a-t-il dit dans une interview accordée à la Gazzetta dello Sport.

Une éventuelle reprise de la Serie A s’organiserait, sans surprise, à huis-clos.

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