La Premier League reprendra le 1er juin prochain

A l’heure où les 20 clubs de Premier League n’arrivent pas à s’entendre sur le protocole du Project Restart, le gouvernement anglais vient de donner son feu vert à la reprise du sport professionnel à compter du 1er juin. Cependant, le public n’est pas près de revenir dans les stades.

Après l’Allemagne, l’Angleterre est le second pays en Europe à autoriser la reprise du championnat anglais à huis clos à partir du 1er juin. Le souhait des nombreux acteurs du football anglais de s’accorder à la poursuite de la cuvée 2019/2020 de la Premier League est exaucé. Le Restart Project a été lancé afin de terminer la compétition et de trouver un terrain d’entente pour que tous les clubs de première division s’y retrouvent, y compris ceux concernés par une éventuelle descente en seconde division.

Richard Masters, le directeur exécutif de la Premier League, a exprimé l’unanimité des 20 clubs du championnat de boucler la saison : “Il y a un fort désir que tout se joue sur le terrain et de se mettre d’accord sur une voie collective à suivre” tout en assurant que les décisions sont prises avec l’accord des joueurs et entraîneurs.

Néanmoins, les matches redémarreront lorsque le pays ne sera plus confiné. Mais à certaines conditions.

Pas de spectateurs avant que le vaccin soit trouvé

Plusieurs médias anglais relayaient un document de 50 pages qui sert de feuille de route pour le gouvernement britannique. La principale information qui ressort est que “les événements culturels et sportifs seront autorisés à reprendre à huis clos pour les diffuseurs, militant ainsi les risques des contacts sociaux“.

De surcroît, les supporters anglais vont devoir se contenter d’une reprise de leur sport fétiche sans spectateurs. Le gouvernement dirigé par Boris Johnson souhaite rouvrir de manière très progressive les lieux à forte concentration, ce qui signifie que les fans de football ne pourront vraisemblablement se rendre au stade avant 2021 minimum.

A noter que les sports professionnels se dérouleront à huis-clos jusqu’à la découverte d’un vaccin contre le Covid-19.

La Bundesliga 1 et 2 reprendra le 16 mai prochain

Hier avait lieu une réunion des autorités allemandes pour décider de la possibilité d’un retour à la compétition des clubs de Bundesliga 1 et 2. A la suite de celle-ci, la chancelière Angela Merkel a donné son feu vert à une reprise des deux championnats de football professionnel.

Enfin une bonne nouvelle pour les fans de football. Après deux mois d’arrêt en raison de la pandémie de Coronavirus, les autorités allemandes ont émis un avis favorable à la reprise du sport roi. En effet, Angela Merkel a déclaré lors d’une réunion en visioconférence avec les chefs des Länder que « la Bundesliga peut reprendre à partir de la deuxième moitié de mai en respectant les règles qui ont été convenues« .

Dès lors, la Bundesliga devient le premier championnat européen à reprendre la compétition. Tout le contraire de la France et des Pays-Bas qui ont décidé de ne pas aller au bout de la saison en cours. L’Allemagne a pu réussir à envisager une reprise du ballon rond grâce à une situation sanitaire moins importante que d’autre pays du Vieux Continent. A noter que la Fédération allemande a recensé dix personnes positives au Covid-19 sur les 1 724 testes effectués.

La DFL a présenté un plan de reprise avec la mise en place d’un protocole drastique

Pour obtenir gain de cause, la Ligue Allemande de Football (DFL) a présenté aux pouvoirs publics un protocole sanitaire draconien qui passe par la multiplication de tests de détection du Covid-19 chez les joueurs et tous les employés des clubs en relation avec eux. Tim Meyer, le médecin en chef du protocole de sécurité de la Ligue, a rappelé que « tous les joueurs, entraîneurs et salariés doivent faire preuve d’une discipline extrême et respecter les mesures de distanciation sociale« .

De plus, la poignée de main sera proscrite ainsi qu’une occupation d’un banc sur deux pour les remplaçants. Les mesures d’hygiène et de sécurité devront être réalisées aussi bien pour les matches que pour les entraînements, les déplacements et les hébergements. En outre, 300 personnes maximum seront autorisées dans les stades et des zones vont être créées afin d’éviter les contacts entre les joueurs et les autres personnes (staff, officiels, cadreurs pour la télévision et policiers).

Cette reprise a été jugée primordiale par la Ligue Allemande de Football car ce secteur emploie plus de 56 000 personnes. Mais cela permet aussi de limiter la casse en récupérant 300 millions d’euros de droits TV qui sont essentiels aux finances de certaines équipes.

Pierrick BASTIDE

Le PSG prend le dessus sur le Borussia et passe en 1/4 !

Quatre saisons que les Parisiens attendaient ça ! Après avoir été successivement éliminés en 1/8ès contre le Barça (2016/2017), le Real (2017-2018) et Manchester United (2018-2019), le PSG est parvenu à remonter son but de retard en gagnant deux à zéro. Un soulagement pour les hommes de Tuchel suite à leur défaite trois semaines plus tôt contre les Borussen.

Au terme d’un match appliqué et maîtrisé contre le Borussia Dortmund, le Paris-Saint-Germain a enfin brisé la malédiction qui les entourait depuis 4 ans. Le club de la capitale, malgré le huis-clos, avait à cœur de laver l’affront subi lors du match aller tandis que les Jaune et Noir étaient arrivés à Paris confiants et pensant que la qualification était déjà en poche. Les vingt-cinq premières minutes du match montraient deux équipes qui tentaient de se déstabiliser sans que des actions concrètes aient été présentes. Jusqu’à la 25è minute, le match était calme avant la première action obtenue par le PSG d’un mouvement collectif qui partait d’une ouverture de Gueye que Di Maria transmettait à Cavani qui a vu sa frapper contrée par Burkki. Deux minutes plus tard, Di Maria distillait un corner parfaitement repris par Neymar de la tête : le marquage laxiste de Hakimi au deuxième poteau a permis au Brésilien de se défaire de l’Allemand et remettre les deux équipes à égalité sur les deux matches. Moins de 20 minutes après le premier but suffiront au club parisien pour faire le break grâce à Bernat qui reprend un centre-tir de Sarabia devant l’apathie et le non-pressing des Allemands.

Une bonne note pour le PSG

Le club français a fait preuve d’envie et d’abnégation afin de venir à bout d’Allemands qui les avaient piqués avant et après le match retour. Les choix gagnants de Tuchel y sont aussi pour quelque chose en ayant aligné Sarabia, Kehrer, Paredes et la charnière défensive Kimpembe-Marquinhos en lieu et place de Mbappé, Icardi et Verrati, blessé, sur le banc et suspendu. La défense francilienne a complètement muselé les rares intrusions des joueurs de Favre, les latéraux ont eu une participation importante au jeu défensif tandis que Paredes a été utile par sa capacité à trouver des passes dans des endroits improbables, sa pugnacité à aller aux duels et son apport offensif. Leurs adversaires ont tenté de faire craquer Keylor Navas à plusieurs reprises mais celui-ci, bien aidé par sa défense ainsi que par ses nombreux arrêts décisifs qui auront permis aux Parisiens d’y croire. Le carton rouge d’Emre Can à la 88è minute pour obstruction au jeu suite à un tacle sur Neymar finalisait cette victoire parisienne qui fait du bien au moral et a pu passer outre les critiques de nombreux observateurs qui voyaient le PSG échouer en 1/8ès. Maintenant que le plus dur est fait, ce même état d’esprit sera un point d’orgue pour le quart de finale qui attend les hommes d’Al Khelaïfi.

Pierrick BASTIDE

L’Atalanta écrase Valence et file en 1/4 de finale !

Après une victoire à domicile au match aller, l’Atalanta a confirmé hier soir à Mestella en venant à bout des Valencians sur le score de quatre buts à trois. Après ces deux victoires, le club lombard accède pour la première fois de son histoire en quarts de finale. Exceptionnel !

Historique. Au terme d’un match retour fou se jouant à huis-clos en raison de l’épidémie du Coronavirus, le club italien a prouvé qu’avec un effectif peu clinquant et un budget modeste on peut soulever des montagnes. Dès la première minute, Ilicic provoquait la défense espagnole en se jouant de cette dernière. Moucktar Diakaby prenait la jambe du milieu offensif slovène et concédait le pénalty pour les visiteurs. Pénalty transformé par Ilicic lui-même. Gameiro répondait en retour à la 20è minute en profitant d’un mauvais tacle de Palomino qui lui a été profitable. Cette première période fut plaisante à regarder avec deux équipes qui ont eu leur temps fort. En effet, les deux équipes, malgré le huis-clos, se sont transcendées afin d’offrir un spectacle digne d’un match de Ligue des Champions avec des séquences collectives intéressantes, des attaquants en feu ainsi que de l’agressivité et de l’impact . Soirée à oublier pour les Espagnols en raison des deux erreurs de Diakaby en première mi-temps, coupable de deux penalties concédés suite à un tacle non-maîtrisé puis à une main errante dans la surface de réparation de nouveau marqué par l’ancien joueur de la Fiorentina.

Les deux équipes se débrident mais Ilicic continue son show

La deuxième mi-temps est davantage plus folle en raison des cinq buts marqués par les deux équipes ainsi que de l’intensité qui s’est élevée. Gameiro score pour la deuxième fois de la soirée de la tête à la 50è minute. Ferran Torres place devant le club ché grâce à un sublime lob à la 67è minute puis les Bergamasques remettent les pendules à l’heure avec le triplé du Slovène à la 70è après une magnifique action collective qui a surpris les hommes de Peter Lin qui ne sont contentés de suivre le ballon sans attaquer Zupata ou bien Ilicic. Ce même Ilicic qui, encore une fois, conclura un sublime mouvement collectif en ayant profité des espaces défensifs qu’ouvraient les Espagnols en plaçant une frappe limpide du gauche. Le Balkan et son équipe rentrent dans l’histoire du club italien en Ligue des Champions. Ce match aura de nouveau mis en avant les qualités qu’arrivent à extirper Gasperini de son équipe avec un mélange de jeunes joueurs et de joueurs chevronnés qui font des étincelles en prônant un jeu léché offensif, une transition défense-attaque rapide, de l’impact dans les duels et de l’abnégation.

Pierrick BASTIDE

Liverpool, une baisse de régime

Depuis la défaite en 1/8ès de finale aller de Ligue des Champions contre l’Atlético Madrid au Wanda Metropolitano, les Reds connaissent une méforme avec trois défaites sur les quatre derniers matches. Soit une défaite de plus que sur la phase aller. Cela n’a pas forcément de quoi inquiéter Jürgen Klopp.

« D’habitude, nous n’encaissons pas beaucoup de buts. Je dois admettre que sur les quatre derniers matches, notre défense est davantage perméable. » Voici les mots de Jürgen Klopp après la défaite des seins hier soir au cinquième tour de la FA Cup contre Chelsea à Stamford Bridge. Depuis le 18 février et la confrontation face à l’Atletico, Liverpool connaît une baisse de forme au mauvais moment de la saison. Bien que l’entraîneur allemand ait précisé « qu’il y avait pas de saison simple et qu’il s’attendrait à de l’adversité en face », les Liverpuldiens montrent des signes de fébrilité offensive et défensive. Sur les deux derniers matches, l’équipe de la Mersey a encaissé cinq buts dont trois par Watford, première équipe à faire tomber les Reds en championnat après 27 rencontres sans défaite (26 victoires, 1 nul). Hier soir, malgré une équipe remaniée (Adrian, Jones, Origi, Minamino et Lallana titulaires), Liverpool s’est fait éliminer de la FA Cup par Chealsea. Un manque de tranchant offensif, une défense stérile, peu de transitions au milieu de terrain et une accumulation de matches font actuellement de Liverpool une équipe moins flamboyante. Depuis le mois d’août, l’équipe du Nord de l’Angleterre a joué quarante-six matches toutes compétitions confondues et cela se traduit actuellement par un cou de mou en raison de l’accumulation des matches, de la faible concurrence sur le banc et donc du peu de turn-over réalisé par Klopp.

Les prochains matchs à domicile, un atout pour les Scousers

Samedi prochain, le leader retrouve son antre d’Anfield dans le cadre de la 29è journée de Premier League avant d’affronter en 1/8ès retour les hommes de Simeone. Ces deux matches seront l’occasion pour cette équipe qui domine aisément le championnat anglais de retrouver son public qui saura motiver leur équipe qui en aura besoin pour repartir de l’avant et tenter de creuser l’écart avant de, pourquoi pas, rattraper leur retard contre les Colchoneros. Les joueurs de Klopp devront retrouver cette force collective qui leur a permis de ne laisser que des miettes à ses concurrents, une défense plus hermétique, un trio d’attaque de nouveau flamboyant et qui sait embellir chacun de ses compères et enfin un milieu de terrain qui retrouve de sa grinta, de sa combativité, du liant avec ses attaquants et qui leur permettra de les mettre à nouveau dans de bonnes conditions pour (re)terroriser les défenses du Royaume et défendre sa couronne en Ligue des Champions. Malgré cette petite zone de turbulences, ces derniers réalisent déjà une saison exceptionnelle, malgré une élimination des Coupes nationales, avec une Supercoupe d’Europe et une Coupe du Monde des Clubs raflée, une avance conséquente en championnat sur le second, Manchester City. Les cartes sont en encore en possession des Reds et devront rebondir samedi sous peine de connaître une petite crise de résultats…

Pierrick BASTIDE

Le Real s’impose face au Barça et prend la tête du championnat

L’affiche opposait le Barça, premier avant le coup d’envoi, face au Real, second. Ce match a tourné en faveur des Merengues qui deviennent leader avec un point d’avance sur leur rival du jour. (Crédit photo: site internet StarAfrica.com)

Les deux mastodontes, méconnaissables cette saison en Liga, se sont affrontées. Entre des joueurs achetés qui sont peu convaincants (Hazard et Griezmann entre autres), un banc qui manque de profondeur au Barça et un fond de jeu inexistant avec des attaquants plus ou moins performants, un milieu moins impérial ainsi qu’une défense assez stérile : on obtient deux équipes moyennes qui se reposent sur leurs attaquants stars. Benzema pour le Real, Messi pour le Barça. Ce match était le « tournant » de la saison pour les deux équipes car les hôtes pouvaient dépasser leur éternel rival en cas de victoire et les visiteurs pouvaient distancer le Real avec 5 points d’avance. La première période montrait deux équipes qui voulaient prendre l’ascendant sur l’autre : elle ressemblait à une attaque-défense comme au handball. Une multitude d’actions côté barcelonais (20è, 32è, 37è) qui n’ont pas trouvé la mire face à un Courtois infranchissable et du côté madrilène, bien que les actions étaient moins nombreuses, elles étaient présentes (6è).

Vinicius Jr et Mariano Diaz libèrent le Bernabeu

La deuxième période est à l’avantage du Real qui presse le Barça, tire au but mais ne concrétise pas (55è, 62è). Les latéraux madrilènes (Carvajal et Marcelo) ont permis au club merengue de décaler le jeu et d’ouvrir plus d’espaces. Vinicius Jr libère le stade à la 70è minute d’un plat du pied contré par Piqué grâce à une superbe passe en profondeur de Toni Kroos. Ce but est salvateur pour le jeune Brésilien car il n’était plus vraiment titulaire ces derniers matches. Et dommageable pour le Barça car aucun défenseur ne couvrait le buteur du jour et ne l’a attaqué… Le Barça connaît pas mal de déchet technique durant les quinze dernières minutes dont une perte de balle qui aurait pu causer un second but madrilène. Second but qui arrivera à la 90+2è minute par Mariano Diaz, nouvel entrant qui joue très peu mais qui a su se faire remarquer positivement et permettre au Real de passer leader. Les prochaines rencontres nous apprendront plus sur la combativité des deux équipes qui veulent obtenir le titre de champions.

Pierrick BASTIDE

Getafe, la bonne surprise du podium de Liga

Troisièmes à l’aube d’une confrontation importante contre le Barça second, le club de la banlieue sud de Madrid surprend tous les observateurs et équipes. Cette troisième place reflète logiquement la saison que vit les Azulones, encore en course en Europa League et potentiellement une qualification en Ligue des Champions, qui serait une première fois pour ce modeste club.

Depuis septembre 2016 et la nomination de José Bordalas en tant qu’entraîneur principal, Getafe a connu la Segunda Division en 2016/2017 mais est remontée rapidement en Liga suite à cette saison dans l’antichambre de l’élite. Une saison plus tard, l’équipe finit à la 8è place du championnat à cinq points des places qualificatives pour la C3. Puis vient la saison 2018/2019 qui permet à Getafe d’obtenir plus de visibilité en grapillant la cinquième place et par la même occasion une qualification en poules d’Europa League. La saison actuelle est encore plus palpitante pour les hommes de Bordalas car ils sont sur le podium et montrent de belles choses. Une défense de fer dirigée par Dakonam et Nyom, un milieu créatif avec Maksimovic, Fajr et Cucurella et des attaquants efficaces avec Mata, Molina et Angel. Bien que le jeu ne soit pas toujours au rendez-vous, cette équipe se porte bien comme le montre le classement. Une attaque un peu plus remuante et tueuse devant le but assurerait davantage de confiance à un effectif désinhibé de toute pression qui fait son trou dans un championnat dominé par les cadors (Atlético, Real, Barça et Valence). Un vent de fraîcheur souffle sur la Péninsule ibérique.

Un effectif peu clinquant mais une équipe soudée

Fajr, Molina, Maksimovic, Nyom, Deyverson : des noms pas forcément flamboyants mais des joueurs qui ne ménagent pas leurs efforts pour placer un club familial et à taille humaine. Des joueurs sans grigris, simples, travailleurs, discrets et qui ne fait pas de vagues de manière extra-sportive. Une équipe qui prouve sur le terrain qu’avec peu de moyens et de l’ingéniosité, on peut réaliser de grandes choses. A quelques jours du seizième de finale aller face à l’Ajax Amsterdam, le club de Castille-et-Léon peut écrire une des plus belles pages de son histoire face à une équipe demi-finaliste de la Ligue des Champions la saison dernière. Une belle visibilité pour un club qui était souvent peu médiatisé et qui tentait de se maintenir quelques années plus tôt. Avant de penser à cette rencontre européenne, le club doit d’abord penser à la confrontation face au Barça qui s’annoncer rude et imprévisible. Des joueurs recrutés en deuxième division, des prêtés émanant de grosses écuries et des arrivées de clubs modestes : cela donne une alchimie intéressante qui ne demande qu’à perdurer sans forcément perdre ses meilleurs éléments sauf en cas d’offres difficiles à refuser et cela donne une équipe en haut du podium.

Pierrick BASTIDE

L’Inter Milan : la course-poursuite avec la Juventus pour le titre en Série A

Le bon travail de Luciano Spalletti de 2017 à 2019 a permis aux Nerazzurri de retrouver les joies de la Ligue des Champions en 2018 après plusieurs années moribondes conclues dans le ventre mou du Calcio. La stabilité depuis le rachat du club par le Suning Holdings Group, détenteur entre autres du Jiangsu Suning, club chinois, a permis au club milanais de retrouver une place plus appropriée à son standing.

48 buts en 23 matches de championnat, leader devant la Juventus grâce à une différence de buts favorable ainsi qu’à sa victoire 4-2 lors du derby della Madoninna dimanche dernier. Suite à un match spectaculaire et rebondissant, le club lombard a prouvé qu’il était un club capable de concurrencer les Bianconeri pour la lutte au titre. L’intronisation d’Antonio Conte n’est pas étrangère à la forme de son équipe. Ses principes de jeu à base de pressing, de jeu en appuie-remise, de latéraux « pistons » très portés vers l’avant et les débordements des deux côtés du terrain, de schémas tactiques définis (3-4-3 ou 3-5-2) et un milieu dense ont donné raison à l’ancien entraîneur de la Juve. Bien que son équipe ait perdu 1-0 en demi-finale aller de Coppa d’Italia contre Naples, celle-ci est extrêmement efficace, redoutable et redoutée dans la Botte. L’élimination en phase de poules de Ligue des Champions et donc le reversement en Europa League où ils affronteront les Bulgares du Lodogorets Razgrad en 1/16ès de finale n’a en rien entravé le rouleau compresseur lombard. Un gardien performant malgré son âge un peu avancé, une défense centrale à trois compacte et solide, un milieu dense avec des pistons chargés de couvrir les côtés aussi bien offensivement que défensivement ainsi qu’un duo d’attaque en feu : on obtient une équipe emballante, tranchante, solidaire.

Un recrutement réussi et des joueurs qui revivent sous Conte

Lukaku, Eriksen, Barella, Moses et Godin sont les exemples parfaits du mercato rondement bien mené et qui performent sous les ordres d’Il Martello. Des joueurs revanchards (Lukaku, Eriksen), un défenseur qui fait partie des meilleurs de la planète et ex-pilier de l’Atlético de Simeone (Godin), un jeune milieu de terrain talentueux (Barella) et enfin un joueur qui a explosé a Chelsea lorsque l’Italien était le coach des Blues : Victor Moses. Autant de joueurs qui ont permis à Milan de retrouver davantage de couleurs après une deuxième partie de saison 2018/2019 désastreuse et qui sont aussi des guerriers sur lesquels peut compter le coach Conte. Qui, bien qu’il soit rigoureux avec l’effort répété inlassablement de manière intensive, est avant tout un entraîneur qui sait exploiter le meilleur de ses joueurs, les faire progresser et qui n’hésitera pas à protéger ses joueurs s’ils sont très critiqués par les médias. L’Inter s’apprête à vivre une deuxième partie de saison passionnante qui promet une sacrée lutte au titre de champion.

Pierrick BASTIDE

Ligue 1 : Une victoire timide pour Paris, Monaco se rassure et Lille se rapproche du podium

Cinq. Comme le nombre de buts marqués lors de l’ouverture de cette 23ème journée de championnat. Une soirée pauvre en buts durant laquelle Monaco offre la première victoire de Moreno en L1, le PSG a joué avec le feu à Nantes mais s’est imposé et enfin Lille se contente du strict minimum.

Ce soir avait lieu Monaco-Angers à Louis II. Trois jours après leurs débâcles respectives (défaites 3-1 de l’ASM contre Nîmes et du SCO 1-4 contre Reims), les deux équipes du milieu de tableau avaient à cœur de remporter ce match et grimper dans la première partie de tableau. Et ce sont les Monégasques qui battront le SCO grâce à une jolie tête lobée du revenant Jovetic à la 19ème minute suite à une transversale de Youssouf Fofana, la jeune recrue débarquée de Strasbourg. A part ce coup d’éclat, Monaco n’a fait que protéger son but et résister à la grosse pression des Angevins qui auront manqué de réalisme pour revenir au score face à l’ASM. Une première mi-temps mitigée durant laquelle le SCO pressait énormément les hommes de Moreno sans que cela ne porte ses fruits. Tandis que Monaco a très peu attaqué et se reposait sur ce but marqué assez tôt dans la rencontre. La deuxième mi-temps était à l’image de la première : équilibrée mais assez terne en occasions. Entre une équipe brouillonne offensivement et une équipe qui jouait très bas pour garder ce cleansheat, cela a donné un match ennuyeux placé en milieu de semaine. Toutefois, cela suffisait à Moreno qui décrochait sa première victoire en Championnat et qui permet à son club de passer dans la première moitié de tableau.

Lille revient à trois points du Stade Rennais

Un match qui s’annonçait prometteur sur le papier. Le quatrième qui recevait le troisième. Rennes voulait creuser l’écart avec les Nordistes tandis que les Lillois voulaient confirmer après leur victoire à Strasbourg. Un but précoce poteau rentrant de Rémy (4è) après l’interception d’Ikoné d’une passe mal dosée de Raphinha place les hommes de Galtier au tableau d’affichage. La suite de la première période sera une période sans réel jeu offensif et de construction d’actions entre deux équipes qui se contentent de balancer devant et de laisser les attaquants conclure dans le but. Un premier acte assez pauvre en actions de la part des deux équipes du haut de tableau. La seconde période affiche un tout autre spectacle avec des équipes qui ont chacune leur temps fort mais ne concrétisent pas en scorant. Les Rennais étaient éreintés après le match cocasse de vendredi soir contre Nantes durant lequel ils ont gagné 3-2 après avoir été menés 2-1 à la 90è minute, ce qui fait qu’ils ne se sont que très rarement révoltés pour espérer arracher un match nul. Lille revient à trois points de son adversaire du soir qui va devoir suffisamment récupérer de la fraîcheur et ainsi aller de nouveau vers l’avant.

Paris gagne dans la difficulté

Après la défaite ô combien rageante du FC Nantes dans les dernières minutes du match contre Rennes vendredi, les Canaris souhaitaient tenir tête au PSG afin de laver l’affront subi lors du derby de la Bretagne. En revanche, pour le PSG, cela était différent puisque le club parisien se présentait avec une équipe un peu remaniée (Kimpembe-Kehrer associés en défense centrale et Neymar blessé aux côtes). Le PSG a asphyxié des Nantais apathiques aussi bien défensivement qu’offensivement qui se sont faits punir à la 29è minute d’une frappe de Di Maria touchée par Icardi. Une première mi-temps à sens unique qui faisait la part belle au PSG qui déroulait son football en pressant et contre-pressant sans cesse l’hôte du soir qui sortait difficilement de sa zone, n’offrait aucune occasion concrète et a dû rester vigilante face à des Parisiens qui jouaient tranquillement leur football. Malgré une deuxième période un peu plus aboutie des hommes de Gourcuff, ces derniers manquaient de précision dès leur arrivée dans les 30 derniers mètres parisiens. Et ont encaissé un second but de Kehrer d’un coup de casque à la 56è minute. Des Canaris qui ont répondu par un but signé Moses Simon suite à la perte de balle de Kimpembe à la 66è minute. Les 25 dernières minutes montraient des Nantais plus joueurs et tranchants afin de chercher à égaliser et d’obtenir un bon point du nul. Renaud Emond aurait pu être l’homme du match côté Canari s’il n’avait pas loupé ses deux occasions en or (79è et 90è+2). Mais c’est Paris qui, malgré l’erreur de Kimpembe, aura gagné ce match qui ressemblait à un piège !

Pierrick BASTIDE

Le PSG a-t-il les armes pour atteindre les ¼ de finale de Ligue des Champions ?

La saison du PSG se jouera en partie sur la confrontation contre le Borussia Dortmund. A seize jours du match aller qui aura lieu à Dortmund, une petite mise au point sur la forme actuelle des deux équipes dans leur championnat respectif s’impose. Explications.

Le BVB et le PSG sont les deux équipes en forme depuis le début de l’année 2020. En effet, les Borussen en sont déjà à quinze buts marqués en trois matches de Bundesliga en ce début de décennie grâce à leur jeune ligne d’attaque qui n’en est pas moins efficace. L’exemple de Halaand, jeune norvégien de 20 ans recruté pour 20 millions d’euros en provenance du Red Bull Salzbourg, en est déjà à 7 buts en seulement 3 matches (pour deux entrées de jeu et une titularisation) et est devenu le premier joueur de l’histoire du championnat allemand sept buts lors de ses trois premiers matches. Historique.

Portée par Haaland, Reus, T. Hazard et Sancho, le PSG a de quoi redouter cette équipe qui retrouve de sa superbe depuis mi-décembre 2019. Après une période un peu plus difficile en raison de blessures de certains joueurs cadres, de problèmes disciplinaires (Sancho) ainsi que d’un fond de jeu qui ne collait pas au mythique club outre-Rhin sous les ères Klopp ou Tuchel. C’est un football à base de pressing inconstant, de combativité de tous les instants et de jeu offensif léché avec des buteurs à la fois efficaces et redoutables qui ont fait la réputation du Borussia. A l’heure actuelle, le club de Lucien Favre est à la 3è place à seulement trois points du Bayern, leader.

Le PSG devra se montrer solide pour ne pas craquer

Pour le PSG, la donne est différente. Depuis le 5 janvier et le match gagné 0-6 à Linas-Montlhéry en 1/32ès de Coupe de France, le club de la capitale a déjà gagné huit de ses neuf matches -hormis le 3-3 concédé à domicile contre Monaco- et a fait trembler les filets à trente-deux reprises. Avec ses quatre fantastiques -Neymar, Mbappé, Icardi et Di Maria- et le supersub Sarabia, le PSG se montre tranchant mais également prudent en faisant régulièrement tourner son équipe d’un match à l’autre (Kouassi, Kurzawa et Sarabia étaient titulaires samedi soir lors de la victoire contre Montpellier) dans l’optique de préserver les joueurs titulaires qui seront probablement sur le terrain à Dortmund le 18/02.

Malgré le comportement puéril dont a fait preuve Mbappé à sa sortie de terrain à la 67è en lieu et place de Cavani, il n’hésitait pas à montrer son mécontentement de finir la rencontre sur le banc. Tuchel a temporisé en conférence de presse d’après-match : « Je ne suis pas en colère mais triste, Kylian doit comprendre que d’autres joueurs sur le banc méritaient aussi de grapiller des minutes. J’ai fait cela afin de le faire souffler avant les prochaines échéances. On doit montrer que nous sommes professionnels et cette image montre que nous ne le sommes pas. »

Attention à ne pas se voir trop beau en cas de victoire au match aller

C’est une habitude pour les Parisiens d’être éliminés en 1/8ès de finale après avoir gagné le match aller (contre le Barça en 2017 et Man U en 2019). Cela fait trois saisons d’affilée que le club de la capitale n’a plus connu le stade des quarts de finale de Ligue des Champions. En 2017, après avoir torpillé le Barça au Parc des Princes 4-0, le PSG mordra la poussière trois semaines plus tard sur le score de 6-1. L’année d’après, le club présidé par Nasser Al-Khelaifi perdra par deux fois contre le Real (3-1, 1-2) et enfin contre Manchester United en mars 2019 après avoir vaincu les Reds Devils 2-0 à Old Trafford avant de sombrer 3-1 à Paris, ce qui éliminera les Parisiens de la compétition.

Pour la plupart des joueurs jouant pour le PSG, une grosse partie de l’effectif était présent lors des déroutes parisiennes et les Parisiens devront faire attention à ne pas montrer d’arrogance et ainsi faire preuve de condescendance comme cela avait pu être le cas en 2017 contre le FC Barcelone. L’assiduité, la rigueur et la combativité seront les maîtres-mots au Paris Saint Germain avant d’aborder ce match contre le BVB de la plus haute importance.

Pierrick BASTIDE

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