La renaissance de Lucas Paqueta à l’Olympique Lyonnais

Arrivé le 30 septembre dernier pour 20 millions d’euros en provenance de l’AC Milan, Lucas Paqueta commence à retrouver son niveau qui était le sien avant son transfert vers le club lombard.

Lucas Paqueta rayonne depuis son arrivée sur les bords du Rhône. Après un échec reluisant au Milan AC, l’ancien pensionnaire du CR Flamengo a vu l’Olympique Lyonnais lui donner une seconde chance de réussir en Europe. Ce transfert s’est fait sous la houlette de Juninho, directeur sportif du sextuple champion de France. Néanmoins, l’arrivée du jeune Brésilien était conditionnée aux départs de Houssem Aouar et Reine-Adélaïde. Juni en a décidé autrement en alignant 20 millions d’euros pour un joueur dont de nombreux observateurs émettaient des doutes quant à sa capacité à rebondir et à s’imposer dans le club dirigé par Jean-Michel Aulas.

« Il va réussir chez nous, explique Juninho à l’époque. Avant même que je revienne à l’OL, je pensais que c’était un joueur pour Lyon. Il est technique, très polyvalent et sait bien utiliser son physique. Il est bon de la tête également. Nous n’avons pas un tel profil chez nous ». L’ancien joueur du club a eu le nez creux en ordonnant à son président d’acquérir Lucas Paqueta. La concurrence est rude au milieu de terrain avec Aouar, Mendes, Guimaraes et Caqueret. Malgré cette concurrence, l’Auriverde monte match après match en puissance au point d’envoyer le jeune espoir du club Maxence Caqueret sur le banc. Son apport dans le milieu lyonnais est indéniable. Lors de la victoire contre le PSG dimanche dernier, il n’a pas hésité à étouffer les joueurs parisiens grâce à son pressing, sa combativité, sa puissance physique et sa vista qui manquaient un peu à l’OL. De plus, ce fut lui qui dicta le tempo du jeu de son équipe tout en déstabilisant le PSG en utilisant sa vista et son jeu de passes.

La pièce manquante du milieu lyonnais

Lucas Paqueta apporte clairement un vent de fraîcheur dans l’équipe de Rudi Garcia. Grâce au natif de Rio de Janeiro (Brésil), l’Olympique Lyonnais a progressé dans la gestion de ses temps faibles ainsi que dans l’animation offensive dans les trentes derniers mètres ces dernières semaines. Le numéro 12 est tout simplement le joueur qui réalise le plus de tacles par match, qui fait le plus de dégagements et de fautes mais qui en obtient tout autant le plus. Il faut ajouter à cela un énorme volume de jeu et un joueur qui n’hésite pas à partir au combat quand l’intensité physique augmente. Sans oublier son jeu au balle au pied et sa couverture du cuir. Ce qui fait de lui un joueur dur à manoeuvrer lorsqu’il exploite pleinement son potentiel, comme c’est le cas actuellement.

Juninho et l’OL peuvent se frotter les mains tant leur pari de miser sur un joueur qui se morfondait en Lombardie est en train d’être réussi. Lyon a récupéré un joueur en manque criant de confiance tandis que Lucas Paqueta retrouve une place de titulaire dans un club qui ambitionne de retrouver l’Europe la saison prochaine. Son arrivée coîncide avec le réveil des hommes de Rudi Garcia qui avait connu un début de saison poussif en raison de leur participation au Final 8 à Lisbonne qui les a vus éliminer en demi-finales par le Bayern. En effet, depuis son arrivée, Paqueta a disputé 8 matchs. Son bilan est de 7 victoires et un match nul. Une embellie qui ne demande qu’à durer…

Les recrues du Stade Rennais tardent à être performantes

Au sortir d’un mercato estival alléchant sur le papier et 70 millions d’euros dépensés , les recrues tardent à s’imposer sur le terrain. Plusieurs d’entres elles affrontent des méformes, blessures ou un manque d’automatismes avec leurs partenaires. Après 4 mois de compétition, voici un premier bilan des nouveaux arrivants.

Ils se sont imposés

De Dijon à Rennes, Nayef Aguerd n’a pas été trop dépaysé. L’ancien Dijonnais s’est parfaitement intégré au collectif rennais. Placé aux côtés de Damien Da Silva en défense centrale, il est l’une des rares recrues à montrer satisfaction après 4 mois de compétition. Deuxième joueur de son équipe au nombre de tacles réussis (14), c’est un joueur dur sur l’homme, doté d’une bonne relance et à l’aise en un contre un. Malgré l’absence de Daniele Rugani, il est un élément précieux aussi bien défensivement qu’offensivement sur phases arrêtées. Le Marocain comptabilise déjà trois buts en Ligue 1. De plus, il a pu disputer la Ligue des Champions et constater les axes sur lesquels il devra travailler pour progresser sur le plan technique. A l’image de cette maladroite perte de balle qui a coûté un but face à Séville mardi.

En attaque, Sehrou Guirassy a montré qu’on pouvait compter sur lui. Elément clé de l’excellent début de saison breton (4 victoires lors des quatre premières journées), il a scoré à trois reprises sur ses trois premières titularisations. Néanmoins, la nouvelle recrue connait une disette en championnat depuis le 26 septembre et un but inscrit face à Saint-Etienne. Tout le contraire en C1 où il a planté les deux seuls buts de son équipe en phases de poules. Plutôt satisfaisant pour un joueur arrivé cet été qui se retrouve esseulé à la pointe d’une équipe en manque d’efficacité dans le dernier geste depuis plus de deux mois.

Ils sont capables de mieux

Débarqué durant les derniers jours de septembre avec la délicate mission de remplacer Edouard Mendy transféré à Chelsea, Alfred Gomis a été propulsé gardien n°1. S’il n’est pas aussi performant que son prédécesseur, il doit composer avec une base défensive et un bloc équipe plus fébrile que la saison passée. Le Sénégalais manque de régularité sur tout un match malgré quelques très beaux arrêts. Il a encaissé huit buts en six matchs de championnat. Pour ce faire, il doit gagner en assurance et en constance.

A lire aussi : Edouard Mendy, le chaînon manquant des Blues

S’il est sans conteste la recrue la plus chère de l’histoire du Stade Rennais (26 millions d’euros), Jérémy Doku éprouve des difficultés dans le dernier geste. Il ne faut cependant pas omettre qu’il n’est seulement âgé de 18 ans. Remplaçant de Raphinha parti à Leeds, l’ancien joueur d’Anderlecht n’a toujours pas été décisif en 13 rencontres (7 de L1 et 6 de C1). Le jeune Belge a aussi manqué d’automatismes avec ses partenaires lors de ses premières apparitions. Avec notamment beaucoup de déchet. Or, il a rectifié le tir en étant davantage constant depuis quelques rencontres. Un des seuls Rennais à s’être montré au niveau face à Séville.

Martin Terrier, lui, avait tout d’une bonne recrue. Transféré lors des premiers jours de juillet, l’ancien Lyonnais présentait l’avantage d’avoir disputé la Ligue des Champions. Meilleur joueur de son équipe lors de la première journée de LDC face à Krasnodar, il avait été passeur pour Guirassy. Ses perfomances sont, par la suite, devenues trop banales pour un élément offensif longtemps considéré comme un grand espoir. Toutefois, l’ailier gauche ne compte qu’un but en neuf rencontres de championnant. Malgré une qualité technique indéniable et une bonne vitesse il est encore trop irrégulier et tendre dans les duels.

Ils ne sont pas à la hauteur


Arrivé à Rennes en prêt depuis la Juventus, Daniele Rugani était censé apporter expérience européenne, qualité technique et sérénité dans la défense rennaise. Il n’est rien puisque l’international italien n’a disputé qu’un match en raison d”une blessure à la cuisse. Si son nom dans cette liste peut paraître sévère, il faut noter qu’il n’avait pas été convaincant lors de son unique match face à Dijon. Il se faisait dévorer par la puissance et la vitesse de Baldé sur l’unique but bourguignon. Il a encore plusieurs mois pour inverser la tendance bien évidemment.

En revanche, difficile d’être positif avec Dalbert. L’ancien Niçois n’est clairement pas dans le coup. A chaque fois qu’il a été titularisé en championnat ou en Coupe d’Europe, il paraissait emprunté, peu offensif et facilement hermétique. Après deux titularisations sans relief face à Dijon et Brest, Julien Stéphan ne l’a plus convoqué depuis le 31 octobre. Il pourrait peut-être retourner à l’Inter en janvier.

Crédit photo à la Une : Damien MEYER / AFP

Edouard Mendy, le chaînon manquant des Blues

Arrivé à Chelsea le 24 septembre dernier pour 24 millions d’euros (+ 6 millions de bonus) en provenance du Stade Rennais, Edouard Mendy ne cesse d’impressionner aussi bien en Premier League qu’en Champion’s League. A 28 ans, l’international sénégalais s’impose dans un club taillé pour viser le titre en Premier League.

11 matchs, 8 clean-sheets (rencontres sans encaisser de but) toutes compétitions confondues. Les statistiques d’Edouard Mendy en championnat sont tonitruantes. Le longiligne (1m97) portier des Blues s’est imposé comme le choix numéro 1 de Frank Lampard aux cages. Le manager a reconnu que « Petr a été important parce que le rôle de gardien est vraiment particulier. Pendant longtemps, il a été le meilleur à ce poste alors dans la situation actuelle, son avis compte. Je me repose beaucoup sur lui au sujet des gardiens donc oui, il a été très influent dans ce transfert. » En lieu et place de Kepa Arrizabalaga, recruté pour 80M€ et gardien le plus cher de l’histoire du football. L’international espagnol est victime du changement voulu par l’ancien international anglais mais aussi de ses nombreuses contre-performances.

Petr Cech, ancien gardien du Stade Rennais et de Chelsea tout comme l’international sénégalais, est à l’origine de sa venue comme il a pu le confirmer lors d’une interview accordée au quotidien l’Equipe le 2 novembre : « Quand, l’été dernier, il est apparu évident qu’on avait besoin d’un nouveau gardien pour concurrencer Kepa (Arrizabalaga) et Willy (Caballero), j’ai suggéré en interne plusieurs noms, dont celui d’Édouard. Et j’ai insisté en disant qu’il était selon moi le meilleur de la liste. Mon conseil a été suivi« . L’actuel conseiller technique du club londonien a relaté suivre l’ancien Rennais depuis « trois ans et demi, quand il évoluait à Reims ». L’ancien gardien de Reims est, après Petr Cech, le second gardien rennais à rejoindre Chelsea.

Un parcours atypique qui est devenu une force

Le natif de Montivilliers (Seine-Maritime) a connu une carrière plutôt bosselée avant d’être un gardien reconnu de Ligue 1 puis titulaire à Londres. Il a tout d’abord été le 3ème gardien de l’AS Cherbourg, alors en National, avant de dépasser ses concurrents et d’être prop ulsé titulaire. Par la suite, le joueur connaîtra six mois de chômage et remettait sa perspective de carrière professionnelle en doute. Avant de recevoir un coup de fil d’un ancien coéquipier qui l’informe que la réserve l’OM cherche un gardien. « Il a croqué dans la chance qui s’offrait à lui et il a bossé, bossé, bossé » rapporte à France Football Stéphane Cassard, alors entraîneur des gardiens de la formation phocéenne. A la suite de cette saison au cours de laquelle il disputera 8 matchs avec la réserve, tout va s’accélérer pour le Normand.

En 2016, le gardien d’origine sénégalaise signe son premier contrat professionnel à Reims, alors en Ligue 2. Débarqué en tant que doublure, il gardera ce poste dans la hiérarchie des goals. Avant de prendre place aux cages la saison suivante conclue par un titre de champion de Ligue 2 et de jouer tous les matchs de championnat titulaire. Après une saison 2018/2019 pleine en Ligue 1 avec le club champenois, le Stade Rennais recrute l’athlétique joueur pour remplacer Tomas Koubek, transféré au FC Augsbourg (Bundesliga). Le club breton lui permet de disputer ses premiers matchs européens (Europa League) et de franchir un cap. Avant de voir le grand Chelsea s’intéresser à lui. Le grand saut se fait enfin à l’approche de la clôture du mercato estival fin septembre. Il est notamment devenu le premier gardien des Blues à enchaîner 3 clean sheets pour ses 3 premiers matches en championnat depuis un certain Petr Cech.

Un dernier rempart rassurant

Lorsque Frank Lampard s’exprime vis-à-vis de son nouveau portier, il ne tarit pas d’éloges. Comme en atteste la conférence de presse d’après-match contre Manchester United, qui a débouché sur un match nul, fin octobre : « Dans ce genre de rencontres serrées, sans beaucoup d’occasions, où vous aimez savoir compter sur votre gardien, il a été très bon ». Son aisance dans les airs, sa souplesse, ses bonnes prises de décision, sa présence et son calme font d’Edouard Mendy « un gardien très complet » selon Petr Cech. Le calme, justement. C’est ce qui manquait au club dirigé par Roman Abramovitch. Le poste de gardien était un débat assez houleux en raison des mauvaises performances de Kepa. Ce qui a poussé le board des Blues à injecter du sang-neuf à ce poste.

Si l’ancien Rennais a été recruté le même été que Hakim Ziyech, Ben Chilwell, Thiago Silva, Kai Havertz ou Timo Werner, son arrivée n’a pas soulevé de foule. Contrairement aux joueurs cités, Mendy n’était peut-être pas un joueur de haut standing comme ses partenaires mais il est en train de faire pencher la balance grâce à ses performances qui offrent une certaine stabilité dans un secteur défaillant ces deux dernières années. Un changement de dimension qui est le bienvenu pour un élément qui s’acclimate parfaitement bien à son nouvel environnement. « Le coach, le staff, tout le monde m’a mis à l’aise. J’ai vraiment senti que je pourrais faire partie de ce projet », a exprimé le principal intéressé au micro de Canal +.  Après des débuts plus que convaincants, le gardien est sur la bonne voie pour s’installer durablement dans la cage londonienne.

Crédit photo à la Une : OLI SCARFF / AFP

Treizième défaite de l’OM en Ligue des Champions

À 10 contre 10, Porto aura fait valoir son expérience face à l’OM en l’emportant deux à zéro. Les Marseillais sont officiellement éliminés de C1.

13. Comme le nombre de défaites de l’OM en Ligue des Champions. Le club phocéen a officiellement dépassé Anderlecht en nombre de matchs perdus. Les protégés de Villas-Boas se devaient de l’emporter face à Porto. Les Marseillais entraient bien dans le match en prenant le contrôle du ballon mais ne parvenaient pas à inquiéter plus que ça la cage portista. Germain offrait la première occasion du match sur une tête facilement déviée du gardien de Porto (15e). Le club de Jacques-Henry Eyraud montrait de l’envie, de l’intensité et un désir de percer la défense des Dragons avec un Morgan Sanson intéressant dans son placement et sa mobilité. Seulement durant 20 minutes avant de s’éteindre et de laisser les Portugais contrôler le jeu.

Mais les Portugais se sont réveillés et ont pressé les Olympiens jusqu’à la 41e minute et un but de Zaidu Sunasi, qui laissait un Steve Mandanda pantois. Le but des hommes de Conceiçao demeure logique tant son équipe a construit patiemment avant de trouver la faille. Le latéral gauche nigérian Ziadu Sunasi était l’homme le plus dangereux côté portugais avec Corona. L’expérience, le jeu court et long, l’impact physique, le caractère ainsi que la volonté de d’écarter le jeu pour créer des décalages ont eu raison de l’équipe visiteuse, malgré de rares occasions, qui s’est vu récompenser de ce but au vu de la physionomie du match. Un match assez âpre, comme le prouvent les nombreux cartons jaunes distribués par l’arbitre du soir.

L’expulsion de Balerdi a précipité la chute des partenaires de Boubacar Kamara

Les coéquipiers de Steve Mandanda ont été rarement offensifs pour tenter d’inverser la tendance et de revenir au score face à un Porto qui gérait le score. Germain et Henrique, bien que volontaires en première période, étaient transparents en seconde mi-temps. Benedetto et Payet remplaçaient les deux joueurs titulaires à la 58è. L’entrée de Payet offrait une meilleure fluidité du cuir en essayant de casser les lignes par son jeu de passes et d’accélérer le jeu de son équipe. Tandis que l’international argentin a obtenu trois occasions (81è, 83è, 90è) mais dézonait beaucoup trop sur les côtés. Insuffisant pour vaincre la muraille bleue bien compacte et décisive quand il le fallait.

Si Grujic a été exclu à la 66è suite à un tacle en retard sur Benedetto, cela n’a pas affecté les partenaires de Moussa Marega. Bien au contraire. Le club portugais a obtenu un penalty d’une faute évitable de Leonardo Balerdi, qui a agrippé Moussa Marega. Un manque d’expérience du défenseur argentin qui a coûté cher. Sergio Oliviera transformait la sentence d’une frappe puissante au ras du poteau (71è). Le break était fait et Porto se contentait de maintenir son avance de deux buts. Quant aux Marseillais, ils ont tenté par tous les moyens de planter un but à une équipe bien regroupée dans les dernières minutes. Sans réussite. Les Marseillais affichent un zéro pointé au nombre de buts et de points. Un match sans relief et apathique de la part des hommes de Villas-Boas. Les Olympiens sont éliminés de C1 sans gloire et devront réagir mercredi prochain face à l’Olympiacos pour espérer accrocher la troisième place, synonyme de qualification en seizièmes d’Europa League.

Crédit photo à la Une : NICOLAS TUCAT / AFP

Le Stade Rennais se saborde contre Chelsea

Le Stade Rennais s’est troué dans les dernières secondes du match et a perdu deux à un. Alors que l’équipe bretonne tenait le point du nul, Olivier Giroud scorait le second but des Blues pour offrir une nouvelle victoire en Ligue des Champions.

David contre Goliath. Le Stade Rennais, dernier du groupe E, contre Chelsea, leader. Les Bretons se devaient de réagir et concrétiser leur bonne volonté entrevue lors des trois derniers matchs en C1.

Le round d’observation entre le Stade Rennais et Chelsea a duré un quart d’heure. Les Blues prenaient possession du cuir et pressaient les Bretons. Werner (4è) a loupé un gros face-à-face contre Gomis. Les hommes de Frank Lampard étaient positionnés haut, comme l’attestaient les deux latéraux Chilwell et Azpilicueta et faisaient circuler très rapidement le ballon pour tenter de déstabiliser les hommes de Julien Stéphan. Malgré une bonne résistance affichée par le vainqueur de la Coupe de France 2019, ils ont été punis sur une contre-attaque de Chelsea qui faisait suite à la perte de balle de Doku. Callum Hudson-Odoi (22è) plaçait un plat du pied droit imparable pour Gomis.

Les Rennais ont su réagir en prenant le ballon pour son compte. En effet, les Rouge et Noir étaient placés haut dans le camp londonien. Ils renversaient énormément le jeu de part et d’autre, fluidifiaient bien le ballon grâce aux passes bien senties des milieux rennais et se sont procurées de nombreuses occasions. Léa-Siliki (32è), Camavinga (36è), Guirassy (38è) et Da Silva (41è) ont porté le danger sur la cage d’Edouard Mendy peu inquiété. Les Blues géraient le score en se regroupant très bas.

Rennes peut nourrir de gros regrets

Les Bretons étaient bien rentrés dans la seconde période. Ils étaient revenus avec les mêmes intentions aperçues que lors des 15 dernières minutes de la première mi-temps. Les ouailles de Julien Stéphan imposaient leur rythme à des Londoniens spectateurs. Les côtés ainsi que la circulation active du ballon étaient de rigueur pour étirer la défense des Blues. Les attaquants rennais manquaient de réalisme et de mobilité pour faire craquer les partenaires de Thiago Silva. Jusqu’à ce qu’un onzième corner en faveur des Rennais repris d’un coup de casque de Guirassy relance complètement le match.

Néanmoins, cette éclaircie fut de courte durée. Olivier Giroud, rentré à la 68è, replace Chelsea au tableau d’affichage d’une tête bien suivie. Ce but était largement évitable pour les Bretons car ils méritaient de tenir le match nul face à un Chelsea transparent et qui a profité d’une seconde perte de balle rennaise. A noter que le FC Séville s’est imposé sur le score de deux buts à un face aux Russes de Krasnodar, futur adversaire des Français. Les coéquipiers de Steven Nzonzi sont éliminés de la Ligue des Champions et devront gagner à Krasnodar mercredi prochain pour espérer un reversement en Europa.

A lire aussi : Les clubs français ont-ils le niveau en Coupes d’Europe ?

Crédit photo à la Une : DAMIEN MEYER / AFP

Ligue des Champions : Le PSG joue gros ce soir

Avec la réception de Leipzig ce soir, le club francilien joue gros pour la suite de son aventure en Ligue des Champions à trois journées de la fin des phases de poules.

Une défaite inaugurale au Parc des Princes face à Manchester United (1-2) et à Leipzig (1-2) lors de la journée précédente. Le PSG joue son destin en Ligue des Champions face aux ouailles de Julian Nagelsmann. Les Parisiens devront s’imposer au minimum par deux buts d’écarts ce mardi pour remporter la différence de but particulière contre Leipzig. Malgré une victoire sur la pelouse des Turcs de Basaksehir (2-0), les partenaires de Kylian Mbappé comptabilisent 3 points et sont donc derrière Manchester United et leur adversaire du soir. L’enjeu est grand pour le club dirigé par Nasser Al-Khelaïfi. Une victoire contre le club allemand relancerait les ouailles de Thomas Tuchel dans la course aux 1/8ès de finale. Mais une défaite pourrait également rendre la tâche plus ardue.

Le Paris SG va devoir montrer un tout autre visage que celui aperçu vendredi à Monaco. En effet, l’équipe francilienne est dos au mur à l’heure actuelle en Ligue des Champions. Après sa campagne de C1 qui s’est achevée en finale en août dernier, le coach allemand a du mal à retrouver la bonne carburation qui lui a permis de bien figurer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Cela est aussi valable en Ligue 1 car le champion de France en titre a déjà perdu à trois reprises (contre Marseille, Lens et Monaco) en onze matches de championnat.

A lire aussi : Le hold-up parfait des Monégasques face à Paris

Mbappé et Neymar devraient débuter la rencontre

Mbappé et Neymar sont pressentis pour débuter cette rencontre ô combien cruciale pour le finaliste de la dernière Ligue des Champions. Les deux superstars du PSG étaient blessées lors du match aller. Cette fois-ci, les deux attaquants auront la lourde tâche de faire plier la défense du RB Leipzig. Bien que le club saxon soit réputé pour sa solidité défensive, elle a tout de même encaissé 5 buts face aux Reds Devils. Le RB Leipzig est aussi une équipe qui déploie un pressing constant sur adversaire. De plus, les contre-attaques, la possession du ballon ainsi que l’utilisation de la verticalité du terrain sont des atouts auxquels la défense francilienne devra faire face.

Une défaite des joueurs de Thomas Tuchel entraînerait une quasi-élimination de la compétition. Ces derniers doivent se servir du match de vendredi à Monaco pour rebondir. Pour cela, les Parisiens vont devoir afficher un état d’esprit plus conquérant, une combativité de tous les instants et concentration optimale qui leur avait fait défaut quatre jours plus tôt. Paris joue donc gros ce soir. Si une fin de parcours devait arriver, ce serait la première fois depuis 2011 et l’arrivée de QSI aux manettes que le club de la capitale serait éliminé de la Ligue des Champions.

Un manque à gagner considérable en cas d’élimination en poules

Selon l’Equipe du jour, une non-qualification du PSG est estimée entre 40 et 50 millions d’euros de manque à gagner entre l’absence de primes UEFA mais aussi du versement des droits TV, dépendant du parcours dans la compétition. Une somme d’argent non-négligeable au vu du contexte sanitaire et économique actuel. Les deux défaites concédées en poules provoqueront une baisse du chèque par rapport à l’année dernière. Une baisse de l’ordre de quatre millions d’euros serait à prévoir si jamais les Parisiens remportaient leurs trois derniers matchs de poules selon le barème des primes sur les résultats de la saison dernière. Comme le précise le quotidien sportif, une affiche de C1 rapporte entre 5 et 6 millions d’euros au club parisien (après frais d’organisation), en comptant également la billetterie. Or, le huis-clos est toujours de vigueur. L’espoir est qu’il n’y soit plus d’ici aux huitièmes.

Toutefois, le club parisien touchera un chèque de 45 millions d’euros au titre de sa participation en phases de poules. Un chiffre très loin des 134 millions d’euros perçus la saison dernière. Pour cela, les hommes de Tuchel savent ce qu’il leur reste à faire : remporter leurs trois prochains matchs pour entrevoir les huitièmes de finale.

Crédit photo à la Une : ANDREJ ISAKOVIC / AFP

Le hold-up parfait des Monégasques face à Paris

Après 8 victoires consécutives des Parisiens, l’AS Monaco réalise le parfait hold-up en l’emportant 3 à 2 au Louis-II en ouverture de la 11ème journée. Volland (x2) et Fabregas (s.p) répondent à Mbappé (x2).

12. Comme le nombre de matchs sans perdre pour le PSG face à Monaco. Les Monégasques affichaient une équipe très jeune (21 ans de moyenne d’âge) face à une équipe remaniée du PSG dans un Louis-II vide. Cela n’a pas empêché les partenaires de Kevin Volland de s’imposer 3 à 2 et de réaliser un hold-up.

Les premières minutes du match étaient plutôt emballantes. Les deux clubs se rendaient les attaques. Quand les hommes de Kovac utilisaient la largeur du terrain pour déséquilibrer les partenaires de Kylian Mbappé, les hommes de Tuchel procédaient en contre-attaques. Le coté droit monégasque était mis à contribution. Mais Matsima ne se laissait pas impressionner par l’ancien Monégasque. Malgré des séquences de jeu intéressantes pour les joueurs du Rocher, ces derniers manquaient de justesse, de créativité et de percussion dans les 25 derniers mètres adverses. Le duo Volland-Geubbels manquait clairement d’automatismes pour inquiéter la défense parisienne avec un Kimpembe impérial avec quelques tacles salvateurs. Sans forcer, le PSG, par l’intermédiaire de son numéro 7, a marqué le premier but du match (26è) en résistant au retour de Disasi et en plaçant sa frappe dans la lucarne gauche.

Les joueurs de la Principauté tentaient de se réveiller. Sans réussite. Beaucoup de déchet technique et des approximations dans les relances et placements de la part des (jeunes) défenseurs ont failli couter de nombreuses occasions de but offertes sur un plateau. Mbappé, sur penalty, ne se faisait pas prier pour planter son second but dans le match (37è). Son 99è but en 138 matches avec le PSG. En quelques minutes, les Parisiens ont vu l’arbitre refuser deux buts pour des hors-jeu. Le premier but était de Kean, qui a profité d’une mauvaise relance de la tête de Bashiadile. Le second but refusé était marqué par Mbappé d’un ballon piqué. Sans incidence pour les Monégasques heureusement.

Le coaching gagnant de Kovac a fait basculer la rencontre

La seconde période démarrait de la même manière que la première : elle était intense. Les entrées de Caio Henrique et Cesc Fabregas en lieu et place de Baldé-Touré et Geubbels ont apporté de la fraîcheur. Ces deux joueurs ont apporté de la profondeur, de l’impact et de la justesse technique. En effet, ils ont complètement galvanisé une équipe monégasque qui ne réussissait pas à être chirurgicale.

Volland (52è) a réduit la marque à la suite d’un une-deux entre Fofana et Martins. Ce but a complètement relancé les joueurs de l’ancien coach du Bayern Munich. Monaco a de plus en plus pris possession du ballon en étouffant le club de la capitale grâce à un pressing constant, à une meilleure circulation du cuir et à l’apport de Fabregas. L’international espagnol a magnifié le milieu de son équipe grâce à la justesse de ses passes, sa vista et ses décalages. De plus, l’ancien Gunner a été passeur décisif pour Volland (66è). Cela permettait aux Monégasques de revenir dans la partie. Quant aux Parisiens, ils ont eu du mal à revenir dans le match en raison des deux buts refusés pour hors-jeu. Ces décisions arbitrales ont clairement joué sur leur moral. Les hommes de Tuchel étaient spectateurs de l’embellie affichée par les joueurs princiers durant la seconde mi-temps. Ses joueurs étaient scindés en deux blocs distincts durant les 20 dernières minutes.

Fabregas, sur penalty, concluait cette spectaculaire remontée au score (84è) en envoyant un missile dans la lucarne gauche de Navas. Le PSG a été réduit à 10 suite à la faute de Diallo qui a annihilé l’occasion de but de Volland. Après 12 matches sans vaincre le PSG, les Monégasques ont renversé des Parisiens qui n’auront existé qu’en première période avant de s’éteindre complètement. Inquiétant à 4 jours d’un match important à domicile contre Leipzig en Ligue des Champions…

Crédit photo à la Une : Valery HACHE / AFP

Une victoire aboutie des Bleus face au Portugal

Les Bleus se déplaçaient à Lisbonne pour affronter le Portugal. Ce match était un match crucial pour la première place du groupe A et donc d’un ticket pour le carré final de la Ligue des Nations. Les Bleus l’ont emporté sur le score d’un but à zéro et valide donc son billet dans le Final Four de cette compétition.

Ce samedi, le Portugal recevait l’Equipe de France au Stade de La Luz à Lisbonne. 5ème match entre les deux nations depuis 2014. Ce match était décisif car déterminerait laquelle des deux équipes accèderait au Final 4 de la Ligue des Nations en octobre 2021.

Cette rencontre démarrait sur un round d’observation de la part des deux sélections. Les coéquipiers d’Antoine Griezmann allumaient la mèche en premier avec un tir cadré de Coman à la 10ème qui a forcé Rui Patricio à dégager ce tir en corner. Par la suite, les champions du monde ont pris un léger ascendant sur leurs homologues lusitaniens. En effet, les hommes de Didier Deschamps se créaient de nombreuses occasions (12ème, 17ème, 29ème  et 42ème ) par l’intermédiaire de Martial et Rabiot mais ne se concrétisaient pas en but. Les hommes de Fernando Santos n’étaient pas non plus en reste avec les frappes de Fernandes (17ème) et Ronaldo (44ème). Cette équipe de France ne montrait aucun signe de fébrilité face aux Portugais qui ont tenté d’inquiéter la cage d’Hugo Lloris. La défense n’était pas plus inquiétée que cela et le milieu de terrain a répondu présent grâce à des changements de rythme bien sentis, une couverture impeccable de la défense et à un pressing constant sur le porteur du ballon.

Cette première mi-temps était équilibrée mais les Bleus n’ont pas cédé. Néanmoins, Anthony Martial n’a pas réussi à concrétiser ses nombreuses occasions face à un Rui Patricio impérial sur sa ligne. L’attaquant de Manchester United a clairement souffert d’un déficit de confiance. Sa frustration sur son visage en disait long. Soit il n’ouvrait pas assez son pied, soit sa tête heurtait la barre transversale. Un but aurait récompensé sa volonté et sa disponibilité aperçue dans ces quarante-cinq premières minutes. Mais aussi de débloquer son compteur buts car celui-ci reste figé depuis une rencontre amicale face à l’Italie en septembre 2016. Son seul but en vingt-cinq sélections. Il devra davantage travailler sa finition et réussir à retranscrire ce qu’il fait avec Man. Utd avec les Bleus.

Kanté, le but décisif qui propulse l’Equipe de France au Final 4

Cette seconde période démarrait sur un rythme complètement différent de la première. Celle-ci était plus débridée. Les occasions des deux adversaires parlent pour elles-mêmes. Les premières offensives étaient portugaises avec le tir contré de Bernardo Silva à la 48ème, facilement capté par le gardien de Tottenham. Quelques minutes plus tard, les partenaires de Cristiano Ronaldo ont allumé deux brèches avec Joao Felix qui a déclenché une frappe puissante arrêtée par Lloris (encore) puis une tête de José Fonte qui se heurtait sur le poteau gauche. Les défenseurs français restaient solides malgré les grosses occasions portugaises.

A lire aussi : Les 3 joueurs portugais dont les Bleus devront se méfier

Les Bleus ripostaient par l’intermédiaire de Rabiot, qui a vu son tir arrêté puis relâché par le gardien de Wolverhampton. Kanté a suivi et ne se faisait pas prier pour marquer dans le but vide (64ème). Les coéquipiers de Pogba se montraient souverains face aux assauts de la sélection dirigée par F. Santos. Quant à la défense bleue, elle a complètement muselé l’attaque portugaise malgré quelques frayeurs. Elle montrait aussi quelques signes de fébrilité lors de quelques situations bouillantes mais ne rompaient pas. Le Portugal poussait à la suite du but de Kanté pour revenir au score. Contrairement au match aller le mois dernier, cette partie était beaucoup plus ouverte, moins hachée par des fautes et les deux équipes se rendaient attaques pour attaques.

Après un match amical maussade face à la Finlande, cette équipe de France a montré qu’elle avait les ressources physiques et mentales nécessaires pour vaincre cette équipe portugaise. Cette dernière a été appliquée malgré les grosses occasion côté portugais et les quelques effrois causés par ces derniers. Elle s’est montrée compacte avec des séquences de jeu intéressantes et des joueurs qui pourraient chambouler la hiérarchie instaurée par Deschamps (Kimpembe et Rabiot) dans l’optique de l’Euro 2020 en juin prochain. Les Bleus seront donc dans le carré final de la Ligue des Nations.

Crédit photo à la Une : MANUEL DE ALMEIDA/EPA/Newscom/MaxPPP

Les 3 joueurs portugais dont les Bleus devront se méfier

Ce soir, le Portugal recevra l’Equipe de France au stade de La Luz à Lisbonne. Ce match choc déterminera le leader de la poule A en Ligue des Nations. Avant le match, nous vous proposons de voir quels seront les 3 joueurs dont devront se méfier les Bleus.

Bruno Fernandes, milieu de terrain

7 matchs, 5 buts. Voici les stats de Bruno Fernandes avec les Reds Devils en Premier League. Cette Equipe de France devra faire preuve de méfiance face au patron du milieu de terrain portugais. Le milieu relayeur de Manchester United risque d’être un poison pour les Bleus grâce à sa vision du jeu, sa vista, son jeu de passes, sa capacité à mettre les attaquants en orbite et enfin sa capacité à se montrer décisif. Lorsque ce dernier est délesté des tâches défensives, il est un joueur rayonnant dont l’impact peut clairement changer le cours d’un match. En effet, le box-to-box lusophone est un joueur capable de faire mal à l’adversaire à n’importe quel moment de la rencontre grâce à sa position d’électron libre mais aussi de casser les lignes grâce à des transversales bien senties. Les milieux de terrain français ne devront pas lâcher le Lusitanien d’une semelle car il sait parfaitement profiter des espaces offerts. Il en va de même pour la défense des Bleus. Ces derniers devront être particulièrement vigilants face à l’armada offensive des hommes de Fernando Santos. Joao Felix, Cristiano Ronaldo, Diogo Jota et Bernardo Silva seront des menaces permanentes lors de ce match choc.

Diogo Jota, attaquant

7 buts en 11 matches pour le nouvel attaquant de Liverpool depuis septembre. Depuis son arrivée dans l’équipe de Jurgen Klopp, l’ex-Portista enchaîne les buts et bouscule la hiérarchie au Portugal et à Liverpool. Les Reds n’ont pas hésité à débourser 44 millions d’euros pour l’ex-joueur de Wolverhampton qui avait marqué 7 buts en 34 rencontres de championnat. Le jeune homme de 24 ans est considéré comme le successeur de CR7 par de nombreux observateurs. Depuis septembre, Diogo Jota relève les défis. Après avoir débloqué son compteur but en septembre contre la Croatie, ce dernier enchaîne les buts. En effet, il a inscrit un doublé face à la Suède le mois dernier. En raison de sa forme actuelle en club, il risque d’être un joueur dangereux pour les défenseurs bleus. Malgré son petit gabarit (1,72m), il est redoutable en un contre un et n’hésite pas à faire valoir ses qualités de renard des surfaces. De plus, il n’hésite pas à décrocher afin de participer au jeu et à mettre en avant ses qualités de remiseur. Pep Lijnders, adjoint de Klopp, a indiqué que Jota « était un monstre du pressing » et qu’il « s’acclimaterait facilement à l’effectif des Reds ». Ce dernier a même été élu joueur de la semaine en Ligue des Champions la semaine dernière après sa prestation remarquée face à l’Atalanta. Preuve en est qu’il risque de causer bon nombre de maux de têtes aux hommes de Didier Deschamps.

João Félix, attaquant

Encore un autre jeune joueur talentueux de la Seleção. Cette saison, João Félix s’impose enfin dans l’effectif de Diego Simeone. 7 matches, 5 buts avec l’Atletico Madrid. Après une première saison mitigée en raison du prix de son transfert (127M d’euros) et de ses difficultés à s’adapter au système de jeu d’El Cholo, le jeune attaquant montre un nouveau visage. Plus conquérant, plus sûr de lui, il porte désormais l’attaque des Matelassiers. Cependant, il éprouve encore des difficultés à s’imposer dans le 11 de Fernando Santos. Bien qu’il soit décisif à Madrid, la donne est différente avec sa sélection. Il affiche 1 but et 1 passe décisive en 10 matches avec le Portugal. Bien trop peu pour un joueur qui est présenté comme le futur mais aussi le présent des champions d’Europe en titre. Malgré tout, le natif de Viseu (sud-est de Porto) sera un des nombreux joueurs qu’il faudra surveiller de très près. Son pied droit, sa qualité de dribble et sa qualité de passe font de ce joueur un adversaire coriace qui ne se fera pas prier pour planter des buts ou alors délivrer des caviars.

Crédit photo à la Une : PATRICIA DE MELO MOREIRA – AFP

Les Bleus surpris par la Finlande

Ce match amical était censé préparer les Bleus pour le grand match de samedi. Au final, l’équipe de France s’est faite surprendre par une Finlande compacte et tueuse en contres.

La France recevait la Finlande au Stade de France pour un match amical. Pour ce premier des trois matches en six jours, Didier Deschamps a fait tourner son effectif. Dubois, Ben Yedder, Thuram, Digne, Sissoko et Mandanda étaient d’entrée titularisés. Les Bleus prenaient possession du cuir durant les premières minutes et étaient massivement présents dans le camp scandinave. Les Finlandais étaient regroupés et n’hésitaient pas à faire parler leur jeu physique. Les hommes de Deschamps combinaient bien côté gauche avec Digne et Thuram. Les Français se procuraient énormément d’occasions (10ème, 15ème, 20ème, 21ème et 22ème) dont la tête de Thuram qui s’écrasait sur la barre transversale. Malgré la volonté des champions du monde de jouer rapidement vers l’avant, les actions de but ne se concrétisaient pas. De plus, Ben Yedder proposait des solutions en décrochant énormément, en combinant bien avec Digne et Thuram et en tentant de dévier certains ballons pour Olivier Giroud.

Cependant, cette domination était de courte durée car les Finlandais, 55ès au classement FIFA, ont marqué le premier but de la rencontre à la suite d’une perte de balle de Moussa Sissoko au milieu de terrain (28ème) (0-1). Forss ne s’est pas fait prier pour placer sa frappe dans la lucarne gauche malgré le retour de Lenglet. Trois minutes plus tard, une seconde perte de balle a profité aux Finlandais qui ont scoré le second but, par l’intermédiaire de Valakari (0-2, 31ème). Première sélection et premier but pour le jeune finlandais. Le tout sous les yeux de la défense bleue qui a fait preuve de passivité. En effet, le déchet technique des Bleus ainsi que le manque d’agressivité des coéquipiers de Paul Pogba ont été présents durant la moitié du premier acte. Ce match amical est également l’occasion pour certains joueurs en manque de temps de jeu dans leur club (Pogba, Giroud et Lenglet) ou les joueurs peu titulaires en Bleus (Dubois, Ben Yedder) de marquer des points pour les prochains matchs de la semaine.  

L’envie des Finlandais a laissé de marbre les Bleus

Cette seconde période a commencé comme elle s’est terminée : sur une domination des Scandinaves. Malgré les entrées de Griezmann, Martial et Kanté en lieu et place de Giroud, Ben Yedder et Pogba, les entrants n’ont pu qu’assister, impuissants, à une équipe finlandaise athlétique, compacte, pressante, solidaire et qui n’hésitait pas à jouer en contres dès que les Bleus perdaient un ballon. Ces derniers ont parfaitement muselé les attaquants français qui ont manqué de justesse et de créativité. Le milieu de terrain de l’Equipe de France aidait rarement leurs compères défensifs qui ont eu des difficultés à contrer les offensives blanches qui jouaient crânement leur chance pour planter un troisième but. Les Scandinaves ont également montré qu’ils savaient créer le danger à tout moment et que ce match face à cette équipe n’aurait pas dû être pris à la légère par les Bleus. Cette équipe est, depuis le mois de septembre, invaincue.

L’équipe de France a été amorphe aussi bien offensivement que défensivement. Manque d’envie, d’agressivité, de créativité et de justesse dans le dernier geste. Tant de points négatifs qui ont noirci cette rencontre amicale qui aurait dû permettre à de nombreux joueurs présents sur le terrain de gagner des points. Ce match a été très laborieux en raison des difficultés des Bleus à créer des occasions franches et à trouver les attaquants bleus. Néanmoins, malgré la volonté de jouer sur les largueurs de la partie de terrain finlandaise, cela s’est révélé infructueux. Les Bleus ont éprouvé toutes les peines du monde à inquiéter des Finlandais sûrs de leur force et hermétiques. Les Bleus devront montrer un nouveau visage face au Portugal pour piquer la première place du Groupe A en Ligue des Nations.

Crédit photo à la Une : Icon Sport

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer