Quatre saisons que les Parisiens attendaient ça ! Après avoir été successivement éliminés en 1/8ès contre le Barça (2016/2017), le Real (2017-2018) et Manchester United (2018-2019), le PSG est parvenu à remonter son but de retard en gagnant deux à zéro. Un soulagement pour les hommes de Tuchel suite à leur défaite trois semaines plus tôt contre les Borussen.
Au terme d’un match appliqué et maîtrisé contre le Borussia Dortmund, le Paris-Saint-Germain a enfin brisé la malédiction qui les entourait depuis 4 ans. Le club de la capitale, malgré le huis-clos, avait à cœur de laver l’affront subi lors du match aller tandis que les Jaune et Noir étaient arrivés à Paris confiants et pensant que la qualification était déjà en poche. Les vingt-cinq premières minutes du match montraient deux équipes qui tentaient de se déstabiliser sans que des actions concrètes aient été présentes. Jusqu’à la 25è minute, le match était calme avant la première action obtenue par le PSG d’un mouvement collectif qui partait d’une ouverture de Gueye que Di Maria transmettait à Cavani qui a vu sa frapper contrée par Burkki. Deux minutes plus tard, Di Maria distillait un corner parfaitement repris par Neymar de la tête : le marquage laxiste de Hakimi au deuxième poteau a permis au Brésilien de se défaire de l’Allemand et remettre les deux équipes à égalité sur les deux matches. Moins de 20 minutes après le premier but suffiront au club parisien pour faire le break grâce à Bernat qui reprend un centre-tir de Sarabia devant l’apathie et le non-pressing des Allemands.
Une bonne note pour le PSG
Le club français a fait preuve d’envie et d’abnégation afin de venir à bout d’Allemands qui les avaient piqués avant et après le match retour. Les choix gagnants de Tuchel y sont aussi pour quelque chose en ayant aligné Sarabia, Kehrer, Paredes et la charnière défensive Kimpembe-Marquinhos en lieu et place de Mbappé, Icardi et Verrati, blessé, sur le banc et suspendu. La défense francilienne a complètement muselé les rares intrusions des joueurs de Favre, les latéraux ont eu une participation importante au jeu défensif tandis que Paredes a été utile par sa capacité à trouver des passes dans des endroits improbables, sa pugnacité à aller aux duels et son apport offensif. Leurs adversaires ont tenté de faire craquer Keylor Navas à plusieurs reprises mais celui-ci, bien aidé par sa défense ainsi que par ses nombreux arrêts décisifs qui auront permis aux Parisiens d’y croire. Le carton rouge d’Emre Can à la 88è minute pour obstruction au jeu suite à un tacle sur Neymar finalisait cette victoire parisienne qui fait du bien au moral et a pu passer outre les critiques de nombreux observateurs qui voyaient le PSG échouer en 1/8ès. Maintenant que le plus dur est fait, ce même état d’esprit sera un point d’orgue pour le quart de finale qui attend les hommes d’Al Khelaïfi.
Pierrick BASTIDE
