Troisièmes à l’aube d’une confrontation importante contre le Barça second, le club de la banlieue sud de Madrid surprend tous les observateurs et équipes. Cette troisième place reflète logiquement la saison que vit les Azulones, encore en course en Europa League et potentiellement une qualification en Ligue des Champions, qui serait une première fois pour ce modeste club.
Depuis septembre 2016 et la nomination de José Bordalas en tant qu’entraîneur principal, Getafe a connu la Segunda Division en 2016/2017 mais est remontée rapidement en Liga suite à cette saison dans l’antichambre de l’élite. Une saison plus tard, l’équipe finit à la 8è place du championnat à cinq points des places qualificatives pour la C3. Puis vient la saison 2018/2019 qui permet à Getafe d’obtenir plus de visibilité en grapillant la cinquième place et par la même occasion une qualification en poules d’Europa League. La saison actuelle est encore plus palpitante pour les hommes de Bordalas car ils sont sur le podium et montrent de belles choses. Une défense de fer dirigée par Dakonam et Nyom, un milieu créatif avec Maksimovic, Fajr et Cucurella et des attaquants efficaces avec Mata, Molina et Angel. Bien que le jeu ne soit pas toujours au rendez-vous, cette équipe se porte bien comme le montre le classement. Une attaque un peu plus remuante et tueuse devant le but assurerait davantage de confiance à un effectif désinhibé de toute pression qui fait son trou dans un championnat dominé par les cadors (Atlético, Real, Barça et Valence). Un vent de fraîcheur souffle sur la Péninsule ibérique.
Un effectif peu clinquant mais une équipe soudée
Fajr, Molina, Maksimovic, Nyom, Deyverson : des noms pas forcément flamboyants mais des joueurs qui ne ménagent pas leurs efforts pour placer un club familial et à taille humaine. Des joueurs sans grigris, simples, travailleurs, discrets et qui ne fait pas de vagues de manière extra-sportive. Une équipe qui prouve sur le terrain qu’avec peu de moyens et de l’ingéniosité, on peut réaliser de grandes choses. A quelques jours du seizième de finale aller face à l’Ajax Amsterdam, le club de Castille-et-Léon peut écrire une des plus belles pages de son histoire face à une équipe demi-finaliste de la Ligue des Champions la saison dernière. Une belle visibilité pour un club qui était souvent peu médiatisé et qui tentait de se maintenir quelques années plus tôt. Avant de penser à cette rencontre européenne, le club doit d’abord penser à la confrontation face au Barça qui s’annoncer rude et imprévisible. Des joueurs recrutés en deuxième division, des prêtés émanant de grosses écuries et des arrivées de clubs modestes : cela donne une alchimie intéressante qui ne demande qu’à perdurer sans forcément perdre ses meilleurs éléments sauf en cas d’offres difficiles à refuser et cela donne une équipe en haut du podium.
